jeudi 11 décembre 2014

Les chevaux de Troie T1 Le châtiment de Niobé de Jordan Leto


Rokh éditions, format numérique, 523 pages, disponible ici




« D’ici quelques jours, vous allez recevoir un courrier de votre banque. Il ne s’agit pas d’une erreur. Ne les appelez pas pour le vérifier. Ne faites rien. Sinon reprendre le cours normal de votre vie. »
Ce mail est signé Diane. Pas de nom de famille. Juste Diane.

À travers tous les États-Unis, des milliers de personnes, surendettées par la crise des subprimes, voient leur dette purement et simplement effacée. Bientôt, on découvre que le phénomène est mondial. Les banques semblent désarmées devant ces attaques sur leurs systèmes informatiques, pourtant hyper-sécurisés.

L’opinion publique prend fait et cause pour le pirate informatique. Journalistes, banquiers, FBI, bien sûr, tous se posent la même question. Qui est donc ce hacker qui se prend pour Robin des Bois ?
Qui est Diane ?
Et comment peut-il espérer que les banques vont se laisser faire sans réagir ?

La section cyber-criminalité du FBI est aussitôt saisie de l’affaire. Le jeune agent spécial Xander Kelly, fraîchement diplômé du MIT, et qui a créé Argos, un logiciel de détection automatique des coïncidences, prend à Washington la tête d’une équipe atypique, constituée de hackers « repentis », appelée la Cellule.
Mais quel lien peut-il y avoir entre les étranges cauchemars que fait Xander Kelly, et la mort d’un jeune homme somnambule, à Birmingham, Alabama ?
Que va leur révéler Argos ?


 Je viens enfin de finir la lecture de ce roman!! Pourquoi 'enfin' ? Parce que j'ai abandonné la lecture une première fois et puis, sous l'insistance d'une certaine personne (qui se reconnaitra sûrement ^^)
J'ai repris ma lecture mais je n'en suis pas sortie plus convaincue.

Et pourtant, j'en ai lu des critiques positives sur ce livre mais je ne suis pas tombée sous le charme! Et c'est bien dommage!

Tout avait bien commencé, l'intrigue avait tout pour plaire...

Nous découvrons le ou la mystérieuse Diane qui, tel un Robin des bois des temps modernes, parvient à effacer les dettes de milliers d'américains au bord du gouffre au nez et à la barbe des institutions bancaire, qui, il faut bien le dire, s'en mettent plein les poches.
Puis, la création d'une cellule, formée par l'agent du FBI Xander et 3 hackers(plus ou moins) repentis et bien sympathiques ( hormis le taiseux Ping) et qui mettent tout en oeuvre pour débusquer Diane.

Mais où, pour moi, ça commence à déraper, c'est lors de la réunion du directoire... s'en suit une liste interminable de noms et d'événements (dans le domaine bancaire, politique,...) puis, nous revenons un peu dans l'intrigue et puis c'est reparti avec les exploitations de mines de diamants, puis de nouveau avec des personnes qui ont eu des révélations (souvent scientifiques) dans leurs rêves  et puis les expériences de mort imminente, les expériences médicales humaines et c'est ainsi tout le long du roman.
Des dizaines de noms et presque autant de dates! Je trouve, personnellement, que cela finit par noyer la trame principal.

D'accord, tout cela finit par aboutir au dénouement mais je pense que le récit aurait été plus captivant s' il y avait eu  moins de détails. ( Tout cela étant, bien évidemment, mon avis personnel)

Mais attention, je ne mets pas en doute la qualité du travail de l'auteur, loin de là. Il y a dans ce roman un boulot de dingue, il y a une tonne de recherches et d'informations que j'ai vérifiée sur internet et tout ce qui est écrit est véridique: les personnages, les affaires de justices s'y rapportant, les faits scientifiques, les expérimentations, tout s'est vraiment déroulé.

Mais que c'est long...tellement long que j'avoue qu'à un certain moment, je ne voyais vraiment pas la relation entre toutes ces explications et l'intrigue.

Mais rien que pour l'immense travail de recherches effectué par l'auteur, je mettrai un 3,5 sur 5


http://www.rokheditions.com/
...Onze milliards de dollars de fonds pourris écoulés à des bons cons d’institutionnels, tout seul. Très fort. Normal, il était français quand même. À coté, Kerviel et ses cinq milliards, c’était du pipi de chat. En se souvenant de l’intervention de Daniel Bouton, le président de la Société Générale, affirmant avec force au journal télévisé du soir, la main sur le cœur, qu’un collaborateur mineur les avait enflés comme des bleus, avait contourné tous leurs systèmes de sécurité, pendant presque deux ans, sans que personne de sa hiérarchie ne n’en rende compte, le Directoire en pleurait encore de rire. Le contribuable français un peu moins.  Goldman Sachs était sans doute le plus malin d’entre eux, le plus habile, et, les faits parlant d’eux-mêmes, le plus impuni. Il était vrai que c’était aussi la banque qui, depuis longtemps, introduisait ses anciens collaborateurs au plus haut niveau de leurs instances régulatrices ou directrices. Banques centrales, commissions européennes, Fed ou FMI, rien ne leur échappait. Il était toujours pratique d’avoir des amis et des protections du coté des gendarmes quand on jouait au voleur. La pieuvre Goldman Sachs avait ses tentacules partout, elle qui gérait sept cent milliards d’euros d’actifs financiers. Juste deux fois le budget annuel de la France. Une paille.  Mario Monti avait été président du Conseil des Ministres italien de 2011 à 2013. Mark Carney, patron de la Banque du Canada, venait d’être nommé gouverneur de la Banque d’Angleterre en 2012. Mario Draghi serait le président de BCE, la Banque Centrale Européenne, jusqu’en 2019.  Et puis il y avait tous ceux que le grand public ne connaissait pas. Petros Christodoulou avait été directeur général de la PDMA, la Public Debt Managment Agency, chargée de restructurer la dette grecque, après avoir été à la tête de la National Bank of Greece pendant la malencontreuse affaire du maquillage des comptes grecs. Il était désormais à nouveau de retour aux manettes de la National Bank of Greece. Petros Christodoulou, ou comment maîtriser l’art du yo-yo.  Otmar Issing avait été membre du directoire de la Bundesbank, puis pendant de longues années économiste en chef de la BCE.  Karel Van Miert avait été commissaire européen à la concurrence, comme Peter Sutherland, qui avait quant à lui été en son temps procureur général de la République d’Irlande.  Antonio Borges avait dirigé de 2010 à 2011 le département Europe du Fonds Monétaire International, le FMI. Puis il avait supervisé, jusqu’à sa mort en 2013, les mesures de privatisation menées par le gouvernement portugais. Comme c’était pratique.  William Dudley était le président de la Fed de New York, la plus puissante de toutes les agences de la Reserve Fédérale. Tous avaient travaillé, à un moment ou un autre, avant, pendant ou après leurs mandats, pour Goldman Sachs. L’argent corrompait tout. Et au pire, l’argent rachetait tout, c’était le cas de le dire. Même les fautes, même les erreurs, ou les négligences...