mardi 19 mai 2015

Dis-moi que tu m'aimes de Joy Fielding

Éditions Michel Lafon, Broché 395 pages, 14 mai 2015
Disponible en eBook

Bailey Carpenter menait une vie de rêve. Héritière d'une fortune colossale, heureuse en amour, elle s'épanouissait aussi dans son métier de jeune enquêtrice jusqu'au jour où... alors qu'elle est planquée derrière un buisson en train d'espionner un suspect, un inconnu la viole et lui susurre ces paroles glaçantes : " Dis-moi que tu m'aimes. " Dès lors, Bailey passe ses journées calfeutrée chez elle à ressasser son agression, observant le monde à travers des jumelles. Sa demi-sœur Claire et sa nièce viennent s'occuper d'elle, mais leur présence ne parvient pas à calmer l'anxiété de la jeune femme hantée par des cauchemars et obsédée par son voisin. Chaque soir, il suit le même rituel : une parade amoureuse, des femmes qui défilent les unes après les autres dans son lit. Bailey est persuadée qu'il s'agit de son agresseur. Sa paranoïa est-elle bien réelle ou est-elle le fruit de son imagination ?


***Merci à Camille et aux éditions Michel Lafon pour cette superbe lecture*** 


Bailey Carpenter est une femme de 29 ans. Jolie, dynamique, très professionnelle, elle est détective privée pour un grand cabinet d'avocats, la Holden, Cunningham & Kravitz. C'est une femme riche aussi, très riche.
Résumons l’histoire de ma famille. Mon père, Eugene Carpenter, s’est marié trois fois et s’est reproduit sept fois : un garçon et une fille avec sa première femme, trois garçons avec la deuxième, puis Heath et moi avec la troisième. Homme d’affaires et investisseur prospère ayant fait fortune sur les marchés financiers, en achetant souvent au prix le plus bas pour revendre au plus haut, mon père a plus d’une fois attiré l’attention de la brigade financière à cause de sa chance suspecte. Mais malgré tous leurs efforts, ils n’ont jamais pu prouver quoi que ce soit ressemblant à de la malversation ou à une malhonnêteté de sa part. Ce fut une grande fierté pour mon père et une tout aussi grande frustration pour son fils aîné, l’assistant du procureur général, qui avait lancé une procédure contre lui.

Une nuit, lors d'une planque pour traquer un suspect, alors qu'elle est caché dans des buissons, Bailey se fait  agresser et violer par un homme qui lui murmure : << Dis-moi que tu m'aimes >>
À part cette voix, une odeur de bain de bouche mentholée et des baskets Nike, Bailey n'a rien vu, rien perçu d'autre. Elle n'a pu que subir cette violence.
Deux semaines après, Bailey ne parvient pas à s'en remettre.
Désormais, j’ai les yeux vitreux qui pleurent en permanence, cernés de bleus, les joues creuses et égratignées, et les lèvres gercées. Elles sont même déchirées par endroits car je les mords, une habitude que j’avais enfant et qui est revenue depuis quelques jours. Mes cheveux, autrefois grande source de joie et de fierté, tombent sans vie autour de mon visage, asséchés par trop de lavages, comme ma peau, presque écorchée par toutes les douches que je prends. Mais même avec trois, parfois quatre douches par jour, je ne me sens jamais propre.
Paranoïaque, terrorisée par tous les hommes qui s’approchent  de trop près, elle ne sort plus de chez elle et perd peu à peu la notion du temps. Des cauchemars récurrents ne la laissent plus dormir. Elle passe son temps à espionner son drôle de voisin de l'immeuble d'en face avec ses jumelles et se demandant si c'est lui son violeur. Sa demi-sœur Claire et sa fille Jenna vont venir s'occuper d'elle.
Mais qui est son violeur ? Le voisin ? L'ex petit ami ? L'amant ? L'ouvrier du chantier d'en face ? Aux yeux de Bailey, tous les hommes entre 20 et 40 ans de taille moyenne, poids moyen, sont des potentiels coupables.


Bouhhh que ce livre m'a stressé !! Une fois rentrée dedans, je ne suis plus parvenue à le lâcher. Comme Bailey, je suis devenue parano, obsédée par ce besoin de savoir qui !! Je ne parvenais plus à savoir si l’héroïne était dans la réalité, les hallucinations ou encore dans ses cauchemars.
Joy Fielding fait monter la pression dès les toutes premières pages et à aucun moment cette pression ne redescend. On est dans un état de stress permanent tout au long du récit et je ne vous raconte pas combien de fois j'ai été à ça de craquer pour lire la fin, tant cette angoisse me rendait folle.
Alors si vous prévoyez cette lecture, assurez-vous bien d'avoir quelques heures de libres devant vous, car vous ne pourrez plus vous arrêter !



Ce livre est un service presse
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