mercredi 3 juin 2015

Reapers Motorcycle Club T1, Possesseur de Joanna Wylde

Milady Romance, 26 juin 2015 - Poche 432 pages
(disponible en eBook le 01 juillet 2015)

Marie n'a pas besoin d'une complication comme Horse dans sa vie. Ce motard couvert de tatouages et dénué de scrupules, qu'elle a croisé une fois chez son frère, n'est pas de cet avis. Il veut Marie sur sa moto et dans son lit. Pourtant, malgré les orgasmes incroyables que Horse lui procure, elle refuse d'appartenir à qui que ce soit. C'est alors que le gang de Horse, le Reapers Motorcycle Club, découvre que le frère de Marie leur a volé de l'argent. Seule la jeune femme peut le sauver à condition de donner à Horse ce qu'il désire. Tout ce qu'il désire.

** Merci à Aurélia et aux Éditions Milady Romance pour cette lecture en avant-première**

Comment passer à côté de ce livre ? Franchement rien qu'à voir la couverture de ce roman, je suis sous le charme. Pfiou, cette couverture annonce la couleur : chaud, chaud, chaud

Bienvenue dans le monde  violent et impitoyable des bikers. 

Marie  Jensen n'a jamais eu une vie facile. Sa mère est en prison pour "un séjour détente" comme le dit  si joliment Marie. Son père... ?? ne fait pas partie de l'équation. Il ne lui reste que son frère, Jeff, dont elle est très proche. 
Marie est une gentille fille. Naïve, à 19 ans à peine, elle épouse son premier amour. Il ne lui faudra que quelques mois pour s'apercevoir de son énorme erreur. Malgré tout, Marie est restée auprès de son raté de mari pendant cinq longues années, jusqu'à ce que ce dernier, lève la main sur elle. 
Amochée, Marie part se réfugier chez son frère. Dans un mobile home crasseux, mais à défaut de mieux... Et puis, au moins, elle y est en sécurité, Gary son mari, ne pourra pas s'en prendre à elle là-bas. 
Sauf qu'il y a bien plus dangereux que son connard de mari... Et Marie va l'apprendre à ses dépends...

Jeff, le frère de Marie, est un brave gars (couillon, mais brave). C'est un petit génie de l'informatique, mais le hic, c'est que Jeff est aussi un accro à la fumette. Il est constamment défoncé ! 
Jeff travaille depuis quelques mois maintenant, pour un gang de redoutables motards, les Reapers MC (Motorcycle Club) où il est en charge de leur site internet.

Voilà comment Marie va faire la rencontre des Reapers et plus particulièrement de Horse
Il est aussi effrayant qu'attirant. Avec ses nombreux tatouages, son cuir,  sa moto, son allure sauvage, Horse ne passe pas inaperçu. 
Ils vivent, tous deux, dans deux mondes différents. Les bikeurs ne se mêlent pas aux autres. Ils instaurent leurs propres lois et celles-ci sont souvent régies par la violence. 
Marie vient de quitter un mari brutal, ce n'est pas pour se jeter dans les bras d'un type encore plus barbare, sexiste et macho !
Oui, mais voilà, sa tête lui dit une chose, et son corps une autre. Difficile de résister à l'attrait d'Horse, surtout que ce dernier fait une fixette sur Marie et est résolu à la mettre dans son lit.

Et puis, tout bascule !
Jeff a la mauvaise idée de voler les Reapers en détournant de l'argent. Or, on ne double pas impunément le club ! Sa seule chance de survie est entre les mains de Marie. Horse plus motivé à baiser Marie qu'à tuer son frère, et vexé comme un pou par le rejet de cette dernière, lui "propose" (impose !) un deal : elle devient son animal de compagnie (oui vous avez bien lu !) en échange de la vie de son frère. Elle doit tout abandonner et venir s'installer chez Horse pour assouvir ses moindres caprices...


Ce roman me confirme ce que je savais déjà : les bikeurs ne me font pas du tout fantasmer mais alors, qu'est-ce que je kiffe les lire ! 

C'est un monde vraiment particulier et à part. Régi par des règles qui leur sont propres. Ils sont une tribu comme ils le disent et se considèrent tous comme des frères. À la vie, à la mort.
Chez les bikeurs, la place de la femme est, si elle est chanceuse, une propriété d'un des membres (dans ce cas-là, on l'appelle une régulière) ou sinon, elle est juste considérée comme simple "vide-couilles".

C'est donc un univers dur, violent mais aussi machiste et sexiste. La féministe en moi a failli s'insurger plus d'une fois, mais l'auteur réussit avec brio, à tuer la révolte dans l’œuf.  J'explique pourquoi : ce récit est narré du point de vue de Marie (la plupart du temps). Nous oscillons, au départ, entre présent et passé afin de mieux saisir les rapports entre Marie et Horse avant cet ultimatum. Mais, aux moments les plus cruciaux, l'auteur nous rajoute le point vue d'Horse (en narration externe cette fois) et franchement avoir son point de vue, savoir ce qu'il pense de Marie, change toute la donne, si je puis dire. Parce que, Horse, c'est peut-être un connard machiste, mais c'est aussi le genre de connard qui nous fait complètement craquer. 
Je ne vais pas dire que je suis "amoureuse", vraiment les bikeurs ce n'est pas mon truc, mais il m'a fait son effet (Le Horse est chaud comme la braise !). Il a su, alors que je pensais ça impossible, m'émouvoir sincèrement (et pas que mes dessous :p). 

Je pensais lire une histoire dérangeante, limite malsaine, et au final, il ressort de cette ambiance saturée de testostérones, une très belle histoire d'amour.
Dans l'ensemble, j'ai passé un moment super agréable même si, parfois, Marie m'a agacée et que le dénouement est prévisible et sans réelle surprise.
Un conseil : jetez-vous dessus à sa sortie ! (En plus il n'y a pas de cliffhanger, on peut donc attendre sereinement la suite.)

PS : Chaque membre du club a un surnom donné suite à un événement ou par rapport à un trait de sa personnalité. À votre avis... Horse c'est pour quoi ? (*Fatima* : moi je sais moi je sais :) )

Extrait (pour le plaisir) :
Sans la moindre hésitation, il a saisi mon clitoris à pleine bouche tout en me pénétrant violemment de deux doigts. Sans aucun mot, sans aucun préliminaire. Juste ses doigts rugueux à l'assaut de mon point G. (...)
Il s'est arrêté une nouvelle fois, mais je n'ai pas ouvert les yeux pour voir ce qu'il faisait. J'aurais peut-être dû, histoire de me préparer. Ses doigts ont repris leur va-et-vient, et son autre main s'est immiscée entre mes fesses. 
J'ai hurlé de plaisir lorsqu'il y a enfoncé un doigt, jouissant contre sa bouche, reins cambrés. 
Il m'a fallu quelques instants pour reprendre mes esprits. 
J'ai ouvert les yeux et je l'ai trouvé à mes côtés, en appui sur un coude, regard posé sur moi, sombre et impérieux, sans aucune trace de satisfaction. Je l'ai regardé, paupières battantes, médusée. 
- Et maintenant je vais te baiser. 
- Si tu veux, ai-je murmuré, sidérée. Je ne suis pas sûre de pouvoir beaucoup participer, je crois que tu m'as explosé un fusible, ou un truc dans du genre.