mercredi 21 octobre 2015

Au bonheur de ces dames d'Angela Behelle

Éditions Blanche, 14 octobre 2015, grand Format 455 pages
(disponible en eBook)


À 18 ans, Jérémy quitte le confort douillet et protecteur de sa campagne normande pour se lancer dans de brillantes études littéraires à Paris. Alors quoi de plus normal pour ce jeune homme passionné de lectures que d'être irrésistiblement attiré par la librairie ancienne qui se situe juste sous ses fenêtres, de l'autre côté de la rue ? Intimidé, hésitant, il attend, puis se décide enfin à pousser la porte. Une clochette qui tinte, un parquet qui craque sous les pas, une odeur de bois, des livres par milliers, et, aux commandes de cette boutique hors du temps, une personne qu'il ne s'attendait pas à trouver là. Un seul regard de Claudia, la voluptueuse libraire qui se cache derrière les étagères suffit pour que la vie de ce jeune puceau provincial bascule définitivement. Fasciné par cette femme mystérieuse qui se propose de faire de lui un homme, Jérémy se soumet, corps et âme, à une lente et savoureuse initiation à tous les plaisirs de la chair. Mais entrer dans l'univers de Claudia signifie également en accepter les règles et les secrets plus nombreux qu'il n'y paraît. Au fur et à mesure qu'il pénètre l'intimité de sa sulfureuse maîtresse, Jérémy comprend qu'il a mis le doigt dans un engrenage aussi sensuel que dangereux. Il n'est cependant pas certain qu'il ait envie de s'y soustraire. Au contraire. Son insatiable appétit d'apprendre le conduit, un livre de Zola sous le bras, à en réclamer toujours plus. Au risque, peut-être, de compromettre son avenir.

**Merci à Olivia et aux Éditions Blanche pour ce roman**

Dans ce récit, nous suivons, par le biais d'une narration interne, l'histoire de Jérémy, un jeune provincial de tout juste 18 ans, monté à Paris pour faire ses études. 
Jérémy, c'est le garçon bien sous tous rapports. Celui qui ne fait pas de vagues. Sage, calme, discret (timide même) et studieux, voilà les caractéristiques qui le définissent. Alors que d'autres, à son âge, se consacrent aux filles et aux soirées, lui n'a de but que ses études. Il est en classe prépa et souhaite intégrer Science Po l'année prochaine. Un défi qu'il peut aisément réussir, au vu de ses facilités. 
La rencontre avec Claudia, une libraire de deux fois son âge qui tient sa boutique en bas de chez lui, va bouleverser la vie du jeune homme et lui ouvrir les portes d'un monde charnel, encore insoupçonné pour lui. 

Lui, qui jusqu'alors n'avait pas un regard pour le sexe opposé, ne se souciait ni de sa sexualité, ni de son apparence, va découvrir toute l'ampleur de sa libido qui, apparemment, ne demandait qu'à s'épanouir. 
Notre jeune puceau va commencer son apprentissage auprès de Claudia (dont le nom n'est pas sans rappeler celui de Mme Claude - hasard ?), une femme troublante, sensuelle, sexy et mystérieuse.
Mais qui est donc cette femme énigmatique qui entretient tant de secrets ? 
Pourquoi se propose-t-elle d'initier - à ses conditions -  Jérémy aux plaisirs charnels ? 
Lui, si jeune, fougueux et inexpérimenté, ne risque-t-il pas de  se brûler les ailes ? 

Angela Behelle est une auteure dont j'apprécie la plume. En littérature érotique, elle est devenue un nom incontournable et ce n'est pas sans raison. Ses écrits sont toujours narrés avec beaucoup de sensualité et de maîtrise. Et puis, elle a créé sa propre "marque de fabrique"... oui, oui, dans tous ses romans que j'ai pu lire, une chose en ressort : elle aime (adore) bousculer les conventions. Choquer et nous sortir de notre petit confort. La plupart du temps, je suis sous le charme - comme pour Voisin, voisine et le premier tome de la Société - mais, ici, ce n'est pas tout à fait le cas. 

Sans dire que je n'ai pas apprécié, j'ai quand même beaucoup de retenue sur ce roman. 
La toute première chose qui m'a dérangée ? Jérémy. 
Ok, il est mignon tout plein et attendrissant. Qu'il soit puceau, ne me gêne pas non plus en soi, mais... qu'il se comporte en puceau tout au long du récit, si. Il est sans arrêt excité, prêt à décharger : résultat, il bande du matin au soir, gicle à n'en plus finir... bref, à la longue, j'ai trouvé cela redondant, pour ne pas dire agaçant. 
Autre point qui m'a gêné ? La relation Jérémy/Claudia. 
Ce n'est pas vraiment la différence d'âge qui dérange - je suis une cougar dans l'âme  lol (bien que Jérémy soit quand même jeunot pour moi) - non, ce qui m'a ennuyée, c'est ce côté maternel qui s'instaure entre eux pendant les scènes de sexe. Mélanger les deux, c'est juste impensable pour moi. On ne donne pas de leçon sexuelle à une personne que l'on considère encore comme un enfant. À qui l'on va donner la tétée et bercer tendrement après lui avoir fait la fellation de sa vie. Rien qu'en l'écrivant, je grimace, car je trouve ça assez malsain. 
Donc voilà, ces deux points m'ont fortement dérangée. Ajoutez à cela des scènes de sexe bien trop nombreuses à mon goût et qui, du coup, deviennent lassantes... Je ressors donc de cette lecture, globalement, déçue. 

Évidemment, je ne remets pas en cause l'écriture. En une après-midi, le roman était englouti. La fluidité du texte et l'entrain de la plume d'Angela, aidant. Mais je n'ai pas pour autant accroché pleinement à ce récit. 

En bref ? Un avis mitigé pour Au bonheur de ces dames. Si l'écriture d'Angela Behelle fait toujours son effet, que les scènes de sexe  - bien que trop nombreuses - sont très émoustillantes (et c'est peu dire !), je n'ai pas accroché à cette histoire. 

Et parce que deux avis valent mieux qu'un...


***Merci Olivia et les éditions Blanche pour cette lecture***


Jeremy Dancier, à tout juste 18 ans, débarque de sa Normandie natale pour s'installer à Paris. Il va y poursuivre ses études et se préparer à entrer en Sciences Po.
Fils unique, chouchouté par sa maman qui l'appelle encore "mon poussin", Jeremy est un grand garçon, un peu gauche et timide qui ne s'est jamais intéressé aux filles, ni au sexe d'ailleurs.
À peine installé dans son studio acheté par papa/maman, il va enfin goûter à la liberté.

Un jour, il entre dans la librairie située juste en face de chez lui. Une librairie spécialisée dans les livres anciens. Quelle n'est pas sa surprise, alors qu'il s'attendait à y trouver un vieil homme, de voir que la propriétaire des lieux n'est autre qu'une magnifique femme d'une quarantaine d'années. Claudia Simienev est toute en sensualité, pleine de courbes et terriblement sexy. Elle va devenir le fantasme du jeune homme.
Assez rapidement, Claudia va l'initier à des "jeux interdits" et faire de Jeremy un homme. Aussi bien physiquement qu'intellectuellement mais aussi et surtout... sexuellement.

Sans conteste, Angela Behelle maîtrise à la perfection le genre érotique. Au bonheur de ces dames est digne de figurer dans le top 10 des classiques de la lecture libertine ou, pour être plus moderne, le porno chic.
Pourtant j'ai failli lâcher en cours de route. Ce livre fait 455 pages et pendant plus de 200 pages, Jeremy s'adonne aux plaisirs solitaires. On a, en long, en large et en travers, la description de son sexe (incroyable bien sûr)  mais surtout, aussi, de son sperme. J'ai arrêté de compter le nombre de fois où j'ai lu le mot sperme ou encore gicler. J'ai trouvé certaines scènes répétitives (entre les branlettes et les léchages, j'ai eu un peu de mal).

Mais après ce moment où ENFIN Jeremy est devenu un homme, le récit a pris une autre tournure. Je ne souhaitais plus qu'une chose, découvrir qui était Claudia bien sûr, mais surtout, comment cette histoire étrange allait se terminer. Je ne voyais pas du tout un Happy End. J'ai tout de même été déçue de découvrir les vraies motivations de Claudia. Je supposais qu'elle agissait juste par amour et je me suis dit : " Pfff finalement ça se résume à ça".

Sinon, comme Solenn, j'ai été vraiment dérangée par ce côté maternel de leur relation. C'est sûrement dû au fait que je suis maman de jeunes hommes et, si pareille aventure leur était arrivé, je me serais posée de drôles de questions. La preuve, lors d'un retour dans la demeure familiale, Jeremy se pose des questions un peu particulières sur sa mère.

Pour conclure, je ne vais pas dire que j'ai adoré, car j'ai besoin de me sentir à l'aise avec ce que je lis, ce qui n'était pas le cas, mais je ne peux pas dire non plus que j'ai détesté, sinon j'aurais certainement abandonné en cours de route. La seule chose dont je suis sûre c'est qu'Angela Behelle a l'art de nous captiver et de nous retenir dans son univers où le sexe est sublimé de manière très crue mais sans vulgarité.





Ce livre est un service-presse
https://www.facebook.com/editions.blanche/?fref=ts




4 commentaires:

  1. Idem j'ai trouvé très dérangent le côté maternel

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    1. Ah, ça me rassure de ne pas être la seule ! :)

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  2. Moi aussi j aurai voulu un happy end plus jouissif :) je suis rester sur ma faim :/

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    1. C'est un Happy End quand même. Claudia a été une grande dame.

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