vendredi 30 octobre 2015

Les cartographes T1, La sentence de verre de S.E Grove

Nathan Éditions, 01 octobre 2015 - Grand Format 564 pages
(disponible en eBook)



Sophia vit à Boston, en Nouvel Occident. Depuis huit ans, lorsque ses parents explorateurs ont disparu en mission, elle est élevée par son oncle Shadrack, le plus célèbre cartographe de Boston. Mais voilà qu'il est brutalement kidnappé... La jeune fille s'élance alors sur ses traces. Elle n'a qu'une piste : une mystérieuse carte de verre accompagnée d'un message, que Shadrack est parvenu à lui laisser. Avec son nouvel ami Théo, elle va traverser terres, mers... et se confronter à des mondes complètement différents.

**Merci  aux Éditions Nathan pour ce roman**

Ce livre, j'étais hyper impatiente de le lire, à la limite de faire un caprice "Je veux, je veux, je veux". 
Je ne sais pas ce qui m'a séduite en premier. Est-ce le résumé si original et intrigant ? Ou bien cette sublime couverture ? Probablement les deux. 
J'ai donc commencé ma lecture pleine d'entrain et d'optimisme. 
 
***
L'univers des Cartographes est bien particulier et très riche. 
"Le cataclysme s'est produit par une belle journée d'été en 1799. En une terrible seconde, les parties du monde se sont éloignées les unes des autres. Elles se sont détachées du temps, chacune d'elles projetée à une époque différente mais sans avoir bougé d'un point de vue géographique. Le monde venait d'être  brisé et un autre avait pris sa place. Ce cataclysme fut appelé le Grand Bouleversement."
Dorénavant la terre est séparée par des époques différentes pouvant remonter jusqu'à l'Âge des dinosaures. 

Cette histoire se déroule en 1891, soit presque cent ans après le Grand Bouleversement. Sophia, notre héroïne, est une jeune fille de treize ans, résidant à Boston dans le Nouvel Occident. Elle vit avec son oncle, Shadrack, un Cartographe célèbre. Ce dernier a la garde de Sophia depuis 10 ans maintenant - les parents de Sophia, des Explorateurs, ayant disparu lors d'une expédition. 
Sophia a toujours rêvé de partir à leur recherche, mais du fait de son jeune âge, elle n'a jamais pu se lancer dans cette aventure. Lorsqu'une loi partiale est votée, annonçant la fermeture  totale des frontières dans les mois à venir (plus personne ne pouvant entrer ou sortir du Nouvel Occident), Shadrack lui annonce qu'il est temps, avant qu'ils ne puissent plus le faire, de partir à leur recherche. 
Mais alors qu'ils préparent leur expédition, Shadrack est kidnappé ! 
Sophia n'a donc d'autres solutions que de partir sur les traces de ses kidnappeurs. Pour l'aider, elle ne possède qu'un mot que Shadrack a réussi à lui écrire avant d'être enlevé, et d'une aide providentielle... ou pas... en la personne de Théo, son nouveau compagnon de route, un jeune garçon échappé d'un cirque...
***
Je vous ai dit que j'étais super motivée et tout et tout, pour lire ce roman  ? Oui. Et bah, ça n'a pas duré !
L'auteur a crée un univers tellement vaste, tellement riche, que je m'y suis noyée. 
Au début, ça allait à peu près, mais au fil des pages, j'ai eu l'impression de m'enfoncer dans la vase... dans un énorme bourbier. C'est le genre de récit qui demande beaucoup, beaucoup de concentration (et avec deux enfants à la maison ce n'est pas toujours évident). 
Alors je ne sais pas si c'est moi qui ai fait ma blonde 
ou si le récit est vraiment ardu à la compréhension, mais plus j'avançais dans l'histoire, moins je la comprenais. Dès l'explication des Cartes, j'étais perdue... (et ça n'a fait qu'empirer à chaque nouvelle explication.)

En tout cas, le résultat est que je n'ai pas compris grand-chose de ce que je lisais. Entre le Théo qui débarque plus ou moins de nulle part, Sophia qui se comporte comme une adulte, le lachrima qui vient comme un cheveu sur la soupe (d'ailleurs je n'ai toujours pas compris le rôle de cette créature) l'enlèvement de Shadrack par... euh... bah là encore je n'ai pas compris qui était cette personne, ni ce qu'elle voulait...
 bref, j'ai rien pigé ou presque. 

Pourtant, je n'ai pas de suite arrêté ma lecture, car bizarrement je n'en avais pas envie. Je me suis un peu retrouvée comme une gamine qui regarde un film dont elle ne saisit pas tout (doux euphémisme) mais qui est grisée par l'atmosphère et l'action de celui-ci. Dans les Cartographes c'est ça, l'univers est très complexe (beaucoup trop d'informations en peu de temps) mais en même temps il est électrisant et donne envie de connaître la suite. 
Sauf que, à un moment donné, la gamine qui mate son film auquel elle ne pige rien, fini par ? Par
Par... s'endormir, oui ! 
Donc voilà, quand est arrivé ce moment inévitable où je me suis ennuyée, j'ai préféré stopper là ma lecture. 
Par contre, il n'est pas dit que je ne la reprenne pas un jour, quand j'aurais plus de temps, l'esprit plus éclairé et pas d'enfants dans la maison.