mercredi 7 octobre 2015

Pictural, l'amour derrière la toile de Matthieu Biasotto

 CreateSpace Independent Publishing Platform, 12septembre 2015, 222 pages, disponible en format papier ici et numérique ici





Entre grosses tuiles et petites galères, ma vie ressemble à de la survie. Ni plus, ni moins. Je suis Astrid Dufrene. Je suis un paradoxe de la tête au pied. Je n’avance pas, puisque je passe mes journées à douter.
L. Dattello est l’artiste peintre le plus doué de sa génération. Mondialement connu, excentrique, mystérieux et dangereusement attirant. Profane en matière d’Art, je n’ai jamais entendu parler de lui. Mon niveau artistique avoisine le zéro. Pour moi, Picasso n’existe qu’en version diesel ou essence. Et j’exagère à peine.
Lorsque nos trajectoires totalement opposées se croisent, nos destins vont se confondre autour du secret qu’il garde jalousement.
Ce qu’il attend de moi ? Ce qu’il me trouve ? Je l’ignore. Tout comme ce que je suis prête à faire pour lui. 




Avant tout, je tiens à remercier Matthieu pour l'envoi de ce service presse !
Astrid est une jeune femme au chômage, en fin de droit. Suite à une séparation, elle a tout perdu : travail, maison, amis et se retrouve à loger dans un appartement vétuste.
Ses journées sont rythmées par ses tentatives pour éviter son proprio à qui elle doit quelques 7 mois de loyer et ses créanciers, chaque jour de plus en plus nombreux.
Le moins que l'on puisse dire est qu'elle est dans la misère la plus totale et cette misère se répercute tant sur son physique que sur son moral (on le serait à moins !)
Un soir, pour rendre service à son amie qui a dégotté un emploi de serveuse, elle la conduit, à bord de sa 205 toute pourrie (et vous pouvez me croire quand je vous dis qu'elle est toute pourrie, elle l'est !!!)  à une soirée très chic. Pour la remercier, son amie lui procure une invitation à la-dite soirée.
Et Astrid va y faire une rencontre qui bouleversera sa vie à tout jamais !

Dans ce récit, nous sommes bien loin de l'ambiance angoissante de Persécutée.
Ici, le ton est plus léger, l'humour est présent ( j'ai notamment beaucoup rigolé avec la scène du pet ^^) mais néanmoins, il y a une certaine gravité dans le thème abordé et dans le talent très particulier de Léo. 
Astrid est une jeune femme que la vie n'a pas épargné ces dernières années. Elle se sent misérable, se dévalorise et n'a plus aucune confiance en elle. Alors, quand Léo semble s'intéresser à elle, c'est d'abord l'incrédulité qui pointe le bout de son nez, suivie de la méfiance (c'est trop beau pour être vrai ! Que cache-t-il ?) pour finir avec l'acceptation.
Quant à Léo, il va devenir le mentor d'Astrid et lui ouvrir les portes d'un monde totalement inconnu pour elle : celui de l'art ! 
Ce roman est bouleversant et l'auteur parvient à nous faire vivre une magnifique histoire d'amour entre deux êtres que tout oppose. 
Je dois dire qu'au fil de la lecture, on oscille entre humour, angoisse (psychopate ou pas ?), émotion, amour.
J'ai beaucoup apprécié ma lecture et Matthieu est aussi doué dans l'écriture de récits angoissants que dans celle de récits plus légers !