jeudi 4 mai 2017

Calendar Girl - Mai d' Audrey Carlan


Éditions Hugo Roman, Broché 160 pages, 4 mai 2017
Traduction : Robyn Stella Bligh, Disponible en eBook 



Le mois de mai est chargé en émotion. 
Avant de s'envoler pour son nouveau job, Mia passe à Las Vegas où elle rencontre le petit ami de sa soeur lors d'un dîner très officiel chez les parents du jeune homme. Les tourtereaux annoncent leur intention de s'installer ensemble et de se marier. Mia a un peu de mal à digérer la nouvelle. 
C'est à Hawaï que nous la retrouvons. Elle est engagée comme mannequin pour une célèbre marque de maillots de bain. Angel D'amico veut prouver qu'on peut être belle même si on ne fait pas une taille 34. Il a créé une nouvelle ligne pour les filles ayant des formes, et Mia est son mannequin vedette. 
En arrivant dans ce lieu paradisiaque, Mia découvre son partenaire mannequin, Taï Niko, dont le corps musclé et les tatouages tribaux la font immédiatement fantasmer. 
Son séjour sur l'île risque de ne pas être de tout repos, d'autant qu'elle attend l'arrivée de sa soeur et de sa meilleure amie qui viennent la rejoindre pour une semaine de vacances.



Hawaï

Mia est plus que décidée à suivre ce diction bien connu : "En mai fait ce qu'il te plaît" !

Son client du mois, Angel d'Amico, est un peu particulier, puisqu'il est marié et, à 50 ans, est encore fou amoureux de son épouse. La question se pose alors. À quoi va lui servir une "escort" ? Mia a été choisie, sur les conseils de sa femme, pour être l'égérie de sa collection de bikinis qu'il a créé pour sublimer le corps des femmes "rondes"
Vous me direz que Mia n'est pas "ronde" mais, avec ces belles formes et son joli bonnet D, elle n'est pas ce qu'on qualifierai de "taille mannequin"
Voilà donc Mia qui débarque à Hawaï, pays de rêve et pratiquement nue toute la journée, pendant ce beau mois de mai. Le Paradis non ? 
Vous ne pensez pas qu'il manque un petit truc ? 
Rappelez-vous que Mia a une libido exacerbée en temps normal... alors sous le soleil de Hawaï, les plages de sable fin et un client qui n'a aucun intérêt pour elle, comment Mia va-t-elle tenir un mois ? 
Mais pourquoi  est-ce que je m'inquiète ? Car dès son arrivée Mia va faire la connaissance de Taï, un mannequin Samoan...
Encore une fois Audrey Carlan a réussi à se renouveler, avec une Mia de plus en plus libre, qui vit l'instant présent et qui ne prend que le meilleur de la vie. West ? Il est là, tapi au fond de sa tête et dans son cœur, mais Mia a décidé de "se laisser porter".
L'auteure fait passer aussi un petit message sur les diktats de la minceur et le monde du mannequinat. Certes, c'est survolé, mais le message est passé.
L'arrivée de Maddy et Ginelle à Hawaï pour une semaine va donner une belle dose d'humour à cet épisode et à des situations cocasses. (J'adore Ginelle, encore plus débridée que Mia).

Soufflez ! C'est aussi incroyablement intense côté sexe. Si Alec vous a semblé chaud comme la braise, dans la chaleur d'Hawaï, Taï tient une forme qui va provoquer bien des remous dans nos petits tangas. 
Pfiou... *soupir* 😍😍

En Juin, alors que Mia n'avait encore été retenue par personne, elle est réservée à la dernière minute par un homme d'affaires soixantenaire ! Elle va donc s'envoler pour Washington et l'escorter dans divers dîners mondains.

Parce que deux avis valent mieux qu'un...

Autant le dire d'entrée de jeu, comme ça j'annonce la couleur, ce tome est celui qui m'a le moins plu. 

L'histoire en elle-même est plutôt sympa. La venue de Maddy et Ginelle à Hawaï donne un petit côté fun au récit et c'est vrai que c'est super agréable. 

J'apprécie toujours autant Mia, mais je dois bien avouer que dans ce volet, ses réactions m'ont parfois déstabilisée. 
Quant à son comportement, que dire ? 
me semble un bon début 😅😅. Mia ne peut résister à toute la sexitude que dégage Taï, son demi-dieu (du sexe) samoan. Je savais que Mia était du genre... libérée, mais là, elle y va quand même fort ! 
Après, est-ce que cela m'a gênée ? Non, du tout. Leur rapprochement est certes rapide, mais bon, je m'en suis pas offusquée plus que ça. 

Par contre deux choses m'ont contrariée (et traumatisée 😱), à tel point que je n'ai pas réussi à passer outre : 

⇢ La première, qui m'a fait sortir les yeux de la tête, me demandant dans quelle dimension j'avais atterri... c'est ce "frangine" qu'utilise Taï, comme petit surnom affectueux. 
Imaginez ce mot lors des scènes de scènes : 
"Je sens ton nectar, frangine". 
Je ne sais pas vous, mais moi ça passe mal. Frangine ? mais quelle idée ! 
Bon, c'est vrai, je ne connais pas les traditions samoan, mais ça me semble tout de même légèrement... déplacé. 
D'ailleurs, en parlant des traditions samoan justement, là encore, il m'a semblé que l'auteur tombait un peu trop dans le cliché et le stéréotype. Bien évidemment, je peux me tromper, mais c'est la sensation que j'ai eue. 

⇢ Et la deuxième chose qui m'a totalement désarçonnée, ce sont les paroles de Taïà la fois très crues, tout en étant poétiques. C'est-à-dire que quand il parle de ses attributs, il emploie les mots tels que "bite" et "couilles", mais quand il s'agit de Mia, il utilise un vocabulaire beaucoup plus imagé comme "nectar" ou "fleur".
"Il n'y a rien de mieux que de faire hurler une femme en étant enfoui jusqu'aux couilles dans sa fleur."
Désolée, mais avoir les mots "couilles" et "fleur" dans la même phrase, ça me perturbe 😁😁. 

Après, cela ne reste que des détails, nous sommes d'accord, mais comme j'ai tellement focalisé dessus, je n'ai pas apprécié autant ma lecture que pour lors des précédents tomes. 
Il n'empêche que c'est avec une certaine impatience que j'attends le mois de juin. Car si le nouveau client de Mia est un sexagénaire, ce n'est pas le cas de son fils, un beau sénateur de 35 ans. Et mon petit doigt me dit que Mia n'a pas fini d'avoir des courbatures😉.


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