mardi 20 juin 2017

Le contrat T1 & 2 de Tara Jones

Hugo Roman, 18 mai 2017 - Grand Format 436 pages
Disponible en eBook

Elle pensait choisir l'argent. Et si elle avait trouvé l'amour ?
Après la faillite de son père, Angeline supplie son principal créancier, Geoffrey, d'éponger ses dettes. Il lui propose alors un arrangement d'un genre particulier : un contrat de mariage aux clauses multiples et variées... Angeline accepte d'épouser cet homme qu'elle n'a jamais vu. Mais elle n'avait pas prévu qu'il soit aussi attirant... Luttant contre sa culpabilité et ses peurs, elle ne peut s'empêcher de se poser une question : pourquoi lui a-t-il proposé de l'épouser ? 

Le mariage se rapproche un peu plus chaque jour. Lancaster et Angeline parviendront-il à oublier ce contrat pour se faire totalement confiance ?

Depuis sa sortie chez Closer et toute la publicité qu'il y a eu autour de cet événement, ce roman m'intrigue. De plus, tous les avis que j'ai lus étaient positifs donc, je partais confiante. 
Mais peut-être ai-je mis la barre trop haut. Je ne sais pas. Toujours est-il que je ressors de cette lecture un chouia déçue...

L'histoire est assez simple et comme le titre l'indique, l'intrigue tourne autour d'un contrat. D'un contrat de mariage plus précisément. 
Angeline Beaumont a toujours vécu dans l'opulence et la richesse. Habituée à certain standing, elle aime l'argent et ne s'en cache pas. Quand son père fait faillite et qu'elle se retrouve sans le sou, c'est un énorme coup dur. Être démunie est si insurmontable pour elle, qu'elle est prête à tout pour y remédier. Alors, quand le créancier de son père lui propose de l'épouser afin qu'elle puisse conserver son niveau social, elle accepte sans hésiter. 
Elle ne le connaît pas, ne l'a jamais vu. Mais pour garder son train de vie, elle signe un contrat qui la lie à un certain Geoffrey Lancaster
Ce contrat, de plusieurs pages, stipule (entre autres) qu'elle doit s'engager pour cinq ans de mariage, le divorce ne sera pas accepté avant (sous peine de lourdes pénalités). Elle devra également obéir à son mari et accepter ses exigences. Elle devra aussi s'acquitter de son devoir conjugal (le sexe) au minimum une fois par semaine. En contrepartie, bien évidemment, elle sera entretenue et  rémunérée à hauteur de 250 000 euros par année de mariage, et tous les frais annexes lui seront payés. 
Un contrat qui laisse perplexe et fait réfléchir, mais Angeline est désœuvrée et n'a d'autre choix que d'accepter.

Nous connaissons les raisons qui ont poussé Angeline à signer ce contrat, mais qu'en est-il de Lancaster ? 
Geoffrey est riche, très riche même, et possède une beauté sauvage, bestiale, qui le rend terriblement attirant. Il a toutes les femmes à ses pieds... ce qui rend sa décision encore plus mystérieuse ! Que cache le troublant et sexy Geoffrey Lancaster ? 

C'est sur cette question que repose quasiment tout le roman. C'est elle qui rend cette lecture si addictive. Nous sommes très vite pétris de curiosité et l'on veut savoir ce que cache cet homme. Ce qui le pousse à épouser une inconnue... Et puis, pourquoi cinq ans ? Pourquoi un contrat ? Pourquoi tant d’exigences ? Que veut réellement Lancaster ? Quel est son but ? 
Le mystère autour de Lancaster est bien amené et le roman se dévore en très peu de temps. Les pages se tournent vite et l'histoire possède une dynamique agréable et entraînante. 

Pour le reste, je vais être beaucoup plus mitigée. 
D'une part, la trame de l'histoire est trop convenue et les ressemblances à 50 Nuances et cie sont évidentes. Après, cette romance est trop romancée (oui, c'est un joli pléonasme lol), mais ce qui me plaît dans une romance, c'est qu'elle soit réaliste, que je puisse me projeter et m'identifier à l'héroïne. Or, là, ce n'est pas possible, car cela manque de crédibilité. Je n'y ai pas cru une seconde et c'est bien dommage. Au final, je suis restée trop spectatrice du récit, lisant sans pouvoir m'attacher véritablement aux héros, sans que leurs émotions m'atteignent.
Et dernier point, qui n'est peut-être qu'un détail, mais qui m'a toutefois gênée : la mise en page du roman. Plus particulièrement l'abus de point d'exclamation, de phrases en gras ou en majuscules (quand les héros s'énervent). Utiles certes, mais avec parcimonie, c'est encore mieux.

En bref ? Je ne suis pas entièrement convaincue par cette romance qui, pourtant, est très addictive.