dimanche 15 juillet 2018

Ropero de Cathy Berna

Hachette Romans, 13 juin 2018 - Grand Format 276 pages



Elle, c'est Léonie, seize ans. La musique, c'est tout ce qu'elle a. Ca et la maladie. Sa vue baisse inexorablement. Bientôt, elle ne verra que du noir. Lui, C'est Ezra. Il trace la route dans son camion, accompagné de son chien et d'une tortue. Solitaire et instable, il cherche à fuir sa propre histoire. Eux, c'est une rencontre. Une nuit d'été inédite lors d'un festival d'électro. Un moment suspendu, avant qu'une tempête puis le chaos de leurs vies ne les rattrapent...

Ce livre, je l'avais repéré depuis un moment. Bien avant sa sortie. Ce qui m'a attirée dans un premier temps, c'est son résumé, très intriguant et attractif. Ensuite, la couverture : que je trouve sublime. 
Malheureusement, comme vous le voyez avec mon "Abandonné", j'ai très vite déchanté. Si je suis honnête, peu de choses m'ont plu. 

L'idée de départ est bonne. Excellente, même. Pourtant, dès les premières pages du roman, j'ai tiqué. L'histoire va beaucoup trop vite. Par exemple la rencontre entre Ezra et Leonie : à peine lui a-t-il adressé la parole, qu'Ezra connaît Leo et la décrit comme : "Léonie est singulière. À fleur de peau et en même temps solide, et stable." Mais tu viens de la rencontrer il y a même pas deux minutes ! Ceci est exemple parmi tant d'autres. Du coup, niveau crédibilité ça coince un peu.  

De plus, le scénario m'a semblé faible, voire bancal. Léonie qui, au départ, nous apparaît comme une fille forte malgré sa maladie, va sombrer totalement, et ce très rapidement. Or, l'explication  de sa dépression ne m'a pas convaincue. Et puis, même si je crois au coup de foudre, sincèrement j'ai bloqué sur la relation entre nos deux héros. En fait, tout m'a paru un peu décousu et mal amené. Et, malheureusement, plus je progressais, plus ce sentiment se renforçait. Je n'ai, hélas, ni adhéré à l'intrigue, ni aux personnages. 

Idem pour la structure du roman, qui m'a complètement déstabilisée. Les 50 premières pages, nous sommes dans une narration en "Je" alternée entre les voix d'Ezra et Léonie. Puis, sans comprendre pourquoi, pendant une centaine de pages, nous passons à une narration en "il" (toujours en alternance). Pour qui, pour quoi ? Je ne sais pas. Et ainsi de suite, puisque après nous revenons à une narration en "je", puis encore une fois en "il". J'imagine que l'auteur a choisi ce mode de narration pour donner un style particulier à son roman, sauf que pour ma part, je trouve que cela le dessert. 

J'ai donc stoppé ma lecture page 187 (sur 277), car il était évident que ce récit n'était pas pour moi. J'en suis navrée pour l'auteure, mais je suis sûre que ce livre saura trouver son lectorat. Surtout pour les personnes sensibles à la musique, ils seront gâtés avec ce roman.