mercredi 29 juillet 2015

Grey : Cinquante nuances de Grey par Christian de E.L James

JC Lattès, 28 juillet 2015 - Grand format 557 pages
(disponible en eBook)



Redécouvrez Cinquante Nuances de Grey à travers les yeux de Christian.
CHRISTIAN GREY contrôle tous les aspects de sa vie : son monde est ordonné, organisé et désespérément vide, jusqu'au jour où Anastasia Steele tombe la tête la première dans son bureau. Il tente de l'oublier, mais il est emporté dans un tourbillon d'émotions qui le dépassent. 
À l'inverse des autres femmes, Ana l'ingénue semble lire en lui à livre ouvert, et deviner un coeur d'homme blessé derrière l'apparence glacée du magnat des affaires.
Ana pourra-t-elle effacer les horreurs que Christian a connues dans son enfance et qui ne cessent de le tourmenter ? Ou est-ce que la face sombre de la sexualité de Christian, son goût exacerbé du pouvoir et le peu d'estime de soi qui le consument auront raison des sentiments de la jeune femme ?

**Merci à Antoinette et aux Éditions JC Lattès pour ce roman**

On peut dire que, depuis sa sortie VO, ce livre fait couler beaucoup d'encre. Avec des propos bien souvent virulents à son égard. 
Pour ma part, il était hors de question que je passe à côté de ce récit, mauvaises critiques ou pas. Je ne suis pas, et je n'ai jamais été une fan de Cinquante nuances, mais cette trilogie a une place toute particulière dans mon cœur. Tout simplement car c'est le premier roman érotique que j'ai lu. Alors oui, depuis, j'en ai lu des biens meilleurs, j'ai même eu des coups de cœurs pour certains... mais... comme on dit, la première fois, ça marque ! 
Et puis c'est Christian Grey quoi ! 

Donc, je partais dans cette lecture, enthousiaste oui, mais sans pour autant mettre la barre trop haut (par crainte d'être déçue). Et croyez-le ou non, mais je ressors de ma lecture enchantée ! J'ai bien du mal à comprendre tout ce lynchage médiatique envers ce roman. 
Alors oui, évidemment, ce n'est pas une histoire originale et c'est du déjà vu... puisque c'est le tome 1 de Cinquante nuances de Grey mais cette fois-ci du point de vue de Christian Grey. Forcément, il y a beaucoup de copié/collé avec la version d'Ana, comme le contrat, les mails, les discussions... etc...
Oui, mais... Je ne sais pas vous, mais par exemple lors des échanges de mails, j'ai toujours rêvé de connaître les sentiments de Grey à ce moment-là, de voir ses réactions... de savoir ce qui le poussait à agir de telle ou telle façon... etc...
Je suis donc ravie et comblée de ce côté-là. 

Après, on reproche à E.L James d'avoir survolé le roman, de ne pas apporter d'éléments nouveaux. C'est vrai que de nombreuses questions restent encore sans réponse et peuvent frustrer le lecteur. Qu'il est toujours difficile de cerner C.G, et que son passé et ses relations avec ses soumises sont encore un mystère. Certes. Mais ce n'est que le tome 1... L'auteure ne va pas tout divulguer dans un premier tome, si ? Donc, moi, ça ne m'a pas gênée plus que ça. Oui, le personnage de Grey aurait pu être plus approfondi... ce n'est pas le cas, mais je ne doute pas que le tome suivant saura nous satisfaire. (Car pour moi, il y aura obligatoirement une suite - même si, en vérité, je n'en ai aucune idée :p)

Personnellement, ayant toujours eu un gros problème avec Ana, que je trouve nunuche au possible, ne plus être dans sa tête est un bonheur. Exit la déesse intérieure et bienvenue au Mr maniaque du contrôle. 
Je ne peux pas dire avoir été surprise du personnage de Grey. Je le trouvais avant, trop autoritaire avec de gros problèmes à gérer - comme son obsession pour la bouffe, le besoin de tout contrôler et sa tendance limite psychopathe (si, si il faut l'avouer, par moment Christian est limite dans ses actes et comportements) -, bref, Grey a toujours été complexe et torturé... loin d'être un prince charmant, et c'est toujours le cas, ici. Mais c'est comme ça qu'on l'aime, non ? 

Et puis, ce que j'apprécie dans ce récit justement, c'est que ce personnage énigmatique reste énigmatique. Le voile n'est pas encore levé et c'est tant mieux. Le mystère Grey reste entier. Même si on entrevoit tout de même sa part de fragilité et chose nouvelle (car je ne l'avais pas perçu comme ça avec Ana), c'est son manque d'assurance,  C.G doute, souvent et sur beaucoup de choses. Voir cette facette, nous permet de comprendre plus aisément certaines de ses réactions.. 

Donc voilà sans écrire tout un roman à son sujet, j'ai beaucoup aimé ma lecture qui, je l'accorde, m'a plus semblé être une relecture. Mais pour moi, le tome de trop - s'il y a - c'est celui d'Ana :p 

En bref ? Jugez par vous-même. Chacun à son propre ressenti, et pour ma part, le mien est très positif.

PS :   Pour ceux qui se posaient la question, le livre est très bien traduit.


Et parce que deux avis valent mieux qu'un...


***Merci à Antoinette et JC Lattès pour cette lecture*** 


Je ne reviendrais pas sur l'histoire de GREY, je pense que tout le monde la connaît, même sans avoir lu les livres.
 ***
-Bonjour, je m'appelle Fatima  et j'ai lu Grey et... j'ai aimé... et, pire, je ne m'en excuse même pas.
-Bonjour Fatima, répondent en cœur les membres du groupe secret I Love Grey.

Eh oui ! Je fais partie de ce groupuscule  étrange qui a osé lire Grey et qui, Ô sacrilège, avoue haut et fort : J'AIME.
Car Grey, cette entité -non, pas sa créatrice, E L James, ni son représentant humain, Jamie Dorman- je parle du personnage du livre, celui de la  trilogie. Oui... ce Grey-là, je l'aime, avec tous ses défauts (et il en a, vous en conviendrez non ?)
Certes, je vous l'accorde, je suis réaliste, ce n'est pas de la grande littérature, c'est "populaire", c'est bourré d'imperfections, comme ses personnages. Mais si ce livre s'est écoulé à plusieurs millions d'exemplaires, c'est bien qu'il y a une raison non ?

Du mumyporn ? Soit ! J'assume le fait d'être une ménagère de cinquante ans, j'assume avoir dévoré la trilogie. Non pas par un manque de fantaisie sexuelle, ni par inexpérience ou manque de savoir faire (tout va bien de ce côté-là je vous rassure - enfin, si vous avez envie d'être rassurés-) , mais juste que l'histoire de C.G. et Ana m'a littéralement transportée "ailleurs". J'avais passé une semaine intense à lire ces trois livres lors de leur parution et maintenant j'ai dévoré ce quatrième opus, et je me moque royalement des fautes de syntaxe, grammaire, traduction ou autres fautes...
C'est étrange, mais quand l'histoire nous happe de telle manière qu'on n'arrive plus à oublier les personnages, même quand le livre est en pause, on laisse glisser toutes les erreurs.
Mais bon, je ne suis qu'une vieille ménagère bla bla bla... (*Solenn* Fatima est remontée, faut pas la faire chier la ménagère de 50 ans !! Vas-y ! Lâche toi !!)

Quant à ce GREY, oui, celui qui nous donne sa version de son histoire, c'est un homme et désolée, messieurs, je vais sûrement faire cliché (mais c'est la rumeur qui circule parmi la gent féminine) l'homme pense avec sa queue ! Surtout en présence  de LA femme.
C'est peut-être aussi cliché que l'histoire de la ménagère mal-baisée qui lit 50 Nuances, pour pimenter sa vie sexuelle. Mais c'est ainsi. (Quoi ? Je radote ? Serai-je vexée avec cette histoire de la ménagère ? Pas vexée, non, juste agacée d'avoir lu ça parmi les "anti-Grey")

Ok ! Cette version n'était pas indispensable mais elle est là et du coup, provoque le débat. Fallait-il ? Fallait-il pas ? Chacun y répondra selon son ressenti. mais l'évidence est là, presque cinq ans après sa parution Christian Grey fait encore parler de lui. En bien, en mal, on s'en moque, mais on en parle, et ça, c'est une belle réussite pour l'auteur.

Ah, j'oubliais. Je suis fan de 50 nuances, qui a ouvert un boulevard à tous ces beaux livres dits "érotiques" mais je ne suis pas allé voir le film au cinéma, je n'ai pas acheté le DVD, d'ailleurs je ne l'ai même pas encore regardé en streaming... ça viendra peut-être un jour... mais je n'en éprouve pas la nécessité.
Tout cela pour vous dire que je ne suis pas une fan absolue ou hystérique, juste une femme qui lit.

Voilà voilou, je crois que ma chronique de Grey s'est transformé en un vrai plaidoyer :))



Ce livre est un service presse