mardi 22 mars 2016

Les Dolce T1, Sur la route des magiciens de Frédéric Petitjean

Pocket Jeunesse, 21 avril 2016 - Grand Format 552 pages
Disponible en eBook (au 21 avril 2016)

Je n'ai commencé mon travail sur les Dolce que bien des années plus tard, après avoir revu mon camarade de classe. Vingt ans s'étaient écoulés et il n'avait pratiquement pas changé ! D'abord, je crus à une illusion, mais il portait à son cou un pendentif qu'il avait déjà dans notre enfance. Il vieillissait simplement plus lentement que nous. J'ai su à ce moment qu'il était plus important pour moi de comprendre qui il était, que tout autre chose dans la vie. J'avais en face de moi l'un des derniers magiciens du monde ..." Persécutés des siècles durant par les sorciers, ces êtres singuliers ne sont plus qu'une poignée. Cinq exactement. Une famille : les Dolce. La lignée, traquée en permanence, tente depuis des années de se fondre dans la société moderne et vit pour l'heure dans une bicoque de Brooklyn. Le grand-père n'a plus toute sa tête, le père et la mère exercent des professions sans histoires et les adolescents vont à l'école. Se faire des amis ne devrait pas être un problème quand on peut lire dans les pensées. Mais la discrétion qu'ils doivent constamment observer et les déménagements à répétition ne leur facilitent pas la tache. Ainsi, Leamedia, la cadette, décide-t-elle de s'émanciper : le jour de ses onze ans elle utilise ses tout nouveaux pouvoirs magiques à très mauvais escient. Son premier sort provoque un désastre. Repérée par ses redoutables ennemis, la famille doit décamper aussitôt, reprendre à nouveau la route, errer encore sans autre but que de se faire oublier. Sans savoir qu'ils détiennent le secret qui permettrait la régénération d'une planète polluée et rendue hostile aux hommes.

**Merci à Marie et aux Éditions Pocket Jeunesse pour cette lecture en avant-première**

Les Dolce est une réédition qui paraîtra le 21 avril 2016 aux éditions Pocket Jeunesse (il était anciennement édité chez Don Quichotte éditions). 

Les Dolce, c'est une famille pas comme les autres. Ce sont des magiciens, mais leur lignée s'est éteinte et ils en sont les derniers représentants. Ils utilisent l'intégralité de leur cerveau pour puiser leur magie. De plus, ils vieillissent beaucoup plus lentement qu'un simple humain, pouvant ainsi vivre des centaines d'années.
Les Dolce sont composés de 5 membres : 
- Melkaridion, le grand-père. Qui, du fait de son très vieil âge, perd de plus en plus la mémoire. 
- Melidiane, la maman. Qui veille à ce que la famille reste dans l'ombre et ne fasse pas de vagues, afin d'éviter de se faire repérer par leur ennemi ancestral.
- Rodolpherus, le père. C'est l'œil bienveillant de la famille.
- Antonius, le fils aîné. Âgé de 17 ans pour les humains (mais il en a 25 en réalité), il rêve de percer dans la musique avec son groupe et d'avoir une vie "d'adolescent" normal. Voilà pourquoi, alors qu'il doit veiller sur son grand-père, il préfère s'échapper pour rejoindre son groupe de musique. Seulement, quand Melkaridion, laissé en pleine ville sans surveillance, fait des siennes dans un Muséum... la discrétion, si chère  et vitale à la pérennité des Dolce, risque d'être mise à mal...
- Leamidia, la fille rebelle. Aux yeux de tous, ce n'est qu'une gamine de 11 ans, alors que Leamidia aura 16 ans dans quelques jours. L'âge où elle deviendra une magicienne accomplie, mais aussi un âge où, normalement, elle devrait sortir avec des garçons ! Et c'est ce qui la bile et la pousse à se rebeller... et à commettre des erreurs qui pourraient avoir des répercussions catastrophiques sur la famille... 
Voilà comment la famille qui se fondait dans la masse depuis des décennies, voire des siècles... va se retrouver en ligne de mire de leur ennemi tant redouté : les sorciers de la Guilde noire...


Je referme ce premier tome (un sacré pavé)  avec un sentiment très très mitigé. 
Quand je lis ce genre de roman, je m'attends toujours à ce que ça dépote... avec de l'action, des rebondissements et un rythme d'enfer. Or, ici, ce n'est pas le cas.
Et c'est mon plus gros reproche : j'ai trouvé ça mou... et plat.  
L'intrigue ne m'a pas passionnée et je n'ai pas réussi à rentrer dans le récit.
Toute cette histoire manque cruellement de dynamique. Je n'ai pas trouvé de véritable accroche dans ce roman. Il se lit bien certes, car il est parfaitement écrit : la plume est fluide, les dialogues sont sympathiques... du coup, même si l'histoire en elle-même manque d'entrain, l'écriture qui, elle, est entraînante, pallie un peu ce manque. 
Les personnages aussi contribuent à améliorer le récit. J'ai particulièrement apprécié cette famille hors norme. On s'attache très vite à chacun d'entre eux (même si Leamidia est assez pénible).  

Malgré tout, je ne pense pas que je lirai la suite... En tout cas, pour l'instant, je n'en ai pas du tout envie (mais qui sait, à sa parution, j'aurais peut-être changé d'avis ^^). 

En bref ? C'est malheureusement une déception. Même si cette famille Dolce est des plus sympathiques, la lenteur du rythme et l'inaction donnent un effet légèrement soporifique au récit et au final je me suis ennuyée.