vendredi 25 mars 2016

Maestra de L. S. Hilton

Robert Laffont La Bête Noire, Broché 384 pages, 
10 mars 2016, Disponible en eBook 



Le jour, Judith Rashleigh est assistante dans un hôtel de ventes aux enchères londonien qui l'exploite malgré ses diplômes et son talent. La nuit, elle officie dans un bar à hôtesses où elle séduit sans effort.
Judith sait qu'elle doit jouer le jeu. Pour faire carrière et pour charmer les hommes, elle a appris à être une gentille fille... Jusqu'à ce qu'elle découvre une gigantesque escroquerie autour d'une fausse toile de maître. Licenciée avant d'avoir pu faire éclater le scandale, Judith décide de fuir avec un riche client sur la Côte d'Azur. Là-bas, un monde décadent et corrompu les attend. Là-bas, elle goûtera à la vengeance. La gentille fille deviendra femme fatale.


***Merci La Bête Noire pour cette lecture*** 


Traduit dans 35 pays et déjà en cours d'adaptation par la productrice de Millénium et la scénariste de La fille du train, Maestra est le premier volet d'une trilogie noire et érotique.


Cela fait plus d'une semaine que j'ai terminé cette lecture et j'ai attendu avant d'écrire cette chronique car j'avais envie de le "digérer". Ce livre a été une grosse claque. Surprenant. Dérangeant. Un véritable OVNI dans son genre. C'est un thriller ? Oui ! C'est un érotique ? Oui ! mais...
érotique : adjectif  (latin eroticus, du grec erôtikos, de erôs, amour) Qui évoque l'amour sensuel, les plaisirs sexuels et incite au désir sexuel ; voluptueux, licencieux.
Ici, pas d'amour. Il n'est ni sensuel ni voluptueux. Du sexe, juste du sexe. Cru. Trash. Crade parfois, même. Mais ça va tellement bien avec l'histoire. 
J'ai lu par-ci par-là, que l'on comparaît Maestra avec 50 Nuances de Grey. Personnellement, je pense que c'est faire  offense à L.S. Hilton ! Cela n'a strictement rien de comparable. Pas de BDSM, pas de jeune vierge qui se mordille la lèvre et aucun Christian Grey à l'horizon ! Et même si Judith Rashleight mène la danse dans ce récit, le pauvre Christian fait pâle figure en comparaison. 
Mais et si je revenais à l'histoire ? Car, je parle, je parle, mais je ne vous ai pas encore dit qui était  Judith Rashleight.

Judith Rashleight est l’héroïne de Maestra. Elle travaille comme assistante  dans un hôtel de vente aux enchères londonien.  Elle est issue d'un quartier pauvre de Liverpool et a travaillé dur pour obtenir ses diplômes. Talentueuse, Judith est exploitée par son patron, Rupert, qui la traite plutôt comme une stagiaire (chercher des cafés, aller au pressing, bref, vous voyez le genre...) 
Payée au lance-pierre, Judith a du mal à joindre les deux bouts à la fin du mois. Un soir par hasard, elle rencontre une ancienne camarade d'école, Leanne, qui officie comme "hôtesse" dans un bar, le Gstaad Club. Judith va accepter d'y travailler quelques soirs par semaine. Elle y fera la connaissance de James, qui deviendra vite son client attitré. Mais attention ! On ne parle pas de prostitution ici, non, hôtesse, c'est juste tenir compagnie aux clients et leur faire acheter les bouteilles les plus chères.
Parallèlement, Judith découvre que Rupert, son patron, trempe dans une escroquerie autour de la vente d'une fausse toile de maître. Lorsque Rupert s'aperçoit que Judith s'approche de la vérité, il la renvoie avant que celle-ci ne fasse éclater le scandale. 
Se retrouvant sans emploi, Judith va alors suggérer à James, son client du bar, de l'emmener passer un week-end sur la Côte d'Azur avec son amie Leanne. Et c'est à partir de là que tout part en vrille pour Judith...
La vengeance de Judith va être divinement savoureuse... pour nous, lecteurs, bien sûr.

Comme je vous le disais plus haut, ce livre est une véritable claque. J'ai été surprise, car je ne m'attendais vraiment pas à ce que j'ai lu. Même si on parle d'érotisme, ce roman s'adresse surtout aux amateurs de thrillers noirs. Les puristes ne s'y retrouveront certainement pas mais, moi, je l'ai ressenti ainsi. Pas surprise du tout par ce choix de La Bête Noire, donc. J'ai dévoré quasiment d'une traite ce roman et voir une femme tenir un rôle qui est habituellement donné à l'homme, c'est d'autant plus jouissif. En tant que femme, j'ai ressenti de l'empathie pour Judith, ce qu'elle fait est atroce, mais curieusement on lui pardonne et je me suis surprise à être déçue quand j'ai pensé qu'elle allait se laisser ramollir par des vulgaires sentiments amoureux. Mais pas du tout!  J'ai sursauté et lâché mon livre quand j'ai constaté mon erreur. 
Pour conclure, une lecture jouissive, immorale, mais tellement bonne. Et pour un public averti bien sûr. Hâte, mais vraiment, de lire la suite !



Ce livre est un service presse
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