jeudi 7 juillet 2016

Alter égo Tome 1 de Colin Carter

Erato Éditions, 21 novembre 2015 - Grand Format 780 pages
Disponible en eBook

Elle est jeune, pétillante, pleine de vie mais elle est aussi superstitieuse. Aujourd'hui, manque de bol pour elle, on est vendredi 13 ! Mais qui a dit que les vendredi 13 portent seulement malheur ? Parce que ce vendredi, elle va le rencontrer lui ! Celui qui va bouleverser sa vie ! Laissez vous emporter et embarquer avec eux au fil des mots dans un grand huit d'émotionnel.

**Merci à Colin Carter pour son roman**


Alter égo est un roman qui m'a beaucoup plu dans la forme, mais pas dans le fond. Il y a dans ce livre du bon et du moins bon (du genre qui fait grincer des dents).

Colin Carter est une nouvelle auteure qui ne manque pas de talent, elle nous le montre avec Alter Ego, son premier roman. Sa plume est le point fort du récit. Agréable, entraînante, addictive (même quand l'histoire traîne en longueur)... la fluidité de son écriture m'a permis de venir à bout de cet énorme pavé (+ de 600 pages pour une romance, c'est du costaud !) en quelques jours seulement.
Pourtant, je ne dirais pas que je n'ai pas vu les pages défiler... car c'est là que commencent les points négatifs (il y a en a deux très gênants). Ce récit est bien trop long, beaucoup de blabla - inutiles - viennent alourdir le texte et casse le rythme de l'histoire. Heureusement que l'auteur apporte toujours une petite touche d'humour et de dérision qui atténuent (un peu) toutes ces longueurs.
Autre bémol, et peut-être celui qui m'a le plus agacée : son manque d'originalité. C'est du basique, banale, vu et revu à toutes les sauces. Là encore on sent son inspiration flagrante avec 50 nuances (qui n'est déjà pas ma romance chouchoute à la base !) et, il est vrai, que je me lasse très facilement de ces clichés milliardaire dominant torturé/ douce et fragile jeune fille.
Certes la romance ici n'est pas BDSM (ce n'est pas du tout le sujet), mais le contrat, leur rapport où il est quand même question d'une certaine soumission, le vouvoiement, ainsi que, comble de l'horreur, la voix intérieure de Megan et bien d'autres points encore, mais qui là, sont plus des clins d'œil, nous rappellent un peu trop la trilogie de E.L. James. Du coup, où est l'originalité ? Nulle part et c'est bien dommage car le potentiel y est.

Les personnages, quant à eux, sont bien campés. Ils ont du caractère et dégagent un magnétisme qui nous permet de s'attacher aisément.
On devine facilement les difficultés que ce couple va rencontrer. Xavier est émotionnellement brisé, l'on sait pourquoi, et c'est un plus ! car on comprend ses réactions et on anticipe ses agissements. Voilà aussi pourquoi la fin n'est pas une surprise mais cela ne l'empêche pas d'être frustrante au possible !

En Bref ? Un avis mitigé pour ce premier volet. Malgré tout, Megan et Xavier ont su me toucher et leur relation m'a séduite. J'espère toutefois que la suite aura plus de cachet et tombera moins dans le cliché.