lundi 2 juillet 2018

Hunter de Roy Braverman

Éditions Hugo Roman/Collection Hugo Thriller/Broché 320 pages
16 mai 2018/Disponible en eBook



Si vous croisez sa route, ne vous arrêtez surtout pas.
Plus personne ne s'arrête à Pilgrim's Rest. Une vallée perdue dans les Appalaches. Un patelin isolé depuis des jours par le blizzard. Un motel racheté par le shérif et son frère simplet. Un bowling fermé depuis longtemps. Et l'obsédant souvenir d'une tragédie sans nom : cinq hommes sauvagement exécutés et leurs femmes à jamais disparues. Et voilà que Hunter, le demi-sang indien condamné pour ces crimes, s'évade du couloir de la mort et revient dans la vallée. Pour achever son oeuvre ?

Après douze ans de haine et de chagrin, un homme se réjouit pourtant de revenir à Pilgrim's Rest. Freeman a compris le petit jeu de Hunter et va lui mettre la main dessus. Et lui faire enfin avouer, par tous les moyens, où il a caché le corps de Louise, sa fille, une des cinq disparues.
Pilgrim's Rest sera peut-être le terminus de sa vengeance, mais ce que Freeman ignore encore, au volant de sa Camaro rouge qui remonte Murder Drive, c'est qu'il n'est pas le seul à vouloir se venger. Et que la vérité va se révéler plus cruelle et plus perverse encore. Car dans la tempête qui se déchaîne et présage du retour de la terreur, un serial killer peut en cacher un autre. Ou deux.
 


Quelques jours après avoir terminé ma lecture de Hunter, je ne sais toujours pas quoi penser de ce roman. Si les chapitres courts, la plume fluide de l’auteur et la façon dont il a construit son intrigue (nous suivons les pensées de plusieurs personnages) ont fait que je l’ai lu rapidement, j’ai ressenti une petite pointe de déception en refermant ce livre.

Je m’attendais sans doute à beaucoup plus de suspens, de retournements de situation et finalement je n’ai pas été surprise tout au long de ma lecture sauf par la toute fin (où j’ai compris que le roman n’était pas un one-shot mais le premier tome d’une trilogie) et par le choix du personnage qui a donné son nom au roman. C’est d’ailleurs pour cette raison que je n’achève pas ma lecture sur une note négative.
Ce roman avait tout pour me plaire, une ambiance mystérieuse dans un village isolé par le blizzard, un assassin qui s’est échappé de prison, des meurtres et des disparues, un (ou des ?) serial killers…
Alors pourquoi n’ai-je pas ressenti un énorme coup de cœur alors que tous ces ingrédients étaient présents pour que je passe un bon moment ?

Je crois tout d’abord que je m’attendais à une enquête plus poussive de la part de Freeman qui cherche sa fille Louise, disparue depuis des années, mais il est très vite mis sur la touche à cause de son état physique. Il trouve du réconfort auprès de Denise, la sœur d’une des disparues, et les sentiments qui naissent entre eux ainsi que les pages qui leur sont consacrées, ont (selon moi) ralenti le rythme de l’histoire.
J’ai donc été déçue par ce point-ci puisque le résumé laissait présager une enquête palpitante du côté du père éploré.
Ensuite, le personnage de Hunter m’a laissé perplexe. Il donne son nom au roman mais n’est finalement pas très présent. On le voit plus dans la seconde moitié du roman où il a un rôle très important pour le destin de certains personnages. Là encore, la pointe de romance qui naît entre lui et un autre personnage m’a presque fait lever les yeux au ciel tant elle ne m’a convaincue. Ce qui, selon moi, a été la cerise sur le gâteau, c’est le moment et l’endroit où Hunter et sa belle concluent leur affaire. Je suis restée coite un instant devant ma page avec la sensation que cela tombait comme un cheveu sur la soupe. Je ne doute pas que cette légère touche de « romance » est nécessaire pour la construction du tome deux et/ou trois, surtout quand on se trouve face à la scène d’adieu (hum), mais elle aurait pu me paraître crédible si elle avait été bien amenée.

Toutefois, malgré ces points négatifs, j’ai apprécié ma lecture car les nombreux personnages ont su piquer ma curiosité. J’ai beaucoup aimé les passages avec Hackman et ceux avec les filles. La tension y étaient très présente et le suspens aussi.
Le décor enneigé et l’isolement que subit Pilgrim's Rest à cause du blizzard m’ont également beaucoup plu, cela donnait une dimension mystérieuse à l’histoire mais cela a joué aussi sur l’enquête car elle se fait de manière plus « primaire » puisque nous sommes coupés du reste du monde.
Enfin, j’ai adoré la fin du roman (excepté la scène d’adieu) qui est pleine de promesses pour la suite et qui nous offre un autre point de vue sur Hunter. Va-t-il aller jusqu’au bout de son projet ? De quelles manières va-t-il s’y prendre ? Et qu’est-ce que Thelma nous réserve ? On se doute bien que la jeune femme n’a pas dit son dernier mot !

Pour conclure, Hunter, malgré les quelques défauts que j’ai pu lui reprocher, est un bon roman que j’ai pris plaisir à découvrir et dont le premier tome pose certainement les bases d’une histoire palpitante.



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