mardi 22 août 2017

Famous in love de Rebecca Serle

Hachette Romans, 5 juillet 2017 - Grand Format 293 pages
Disponible en eBook

Paige a dix-sept ans et sa vraie passion, c’est la lecture. Pas celle de romans, mais de scénarios, de bibles cinéma. Elle ne rêve pas de Hollywood mais en fait… elle en rêve quand même un peu ! Quand elle est choisie pour jouer le premier rôle dans l’adaptation au cinéma d’un roman à succès, c’est la révolution ! Adieu les rues tranquilles de sa petite ville, bonjour la plage de l’île de Maui et les plateaux de tournage ! Comble du bonheur, elle partage la vedette avec le très sexy Rainer Devon, dont la compagnie est plus qu’agréable. C’est justement là que les choses se compliquent : quand la vie se met à ressembler à un écran de cinéma, tout peut déraper. C’est ce qui se profile quand débarque sur le tournage Jordan Wilder, le bad boy d’Hollywood, censé interpréter le rival de Rainer. Alors la vue de Paige devient un cauchemar, exactement comme celle de son personnage… Qui a dit que la célébrité était un but dans la vie, surtout quand on a 17 ans ?

J'étais impatience de découvrir Famous in love, dont le roman est également adapté en série télévisée depuis avril 2018 (diffusée aux USA et Canada seulement). J'ai entendu de bons échos (de la série) sur la blogo et j'étais donc curieuse de connaître, moi aussi, ce phénomène à travers ce livre. 

Au bout de quelques pages seulement, j'ai déchanté. 
Le résumé nous parle de Paige Townsen, jeune fille de 17 ans, qui décroche le premier rôle féminin sur ce qui s'annonce être le succès des années à venir.  Le dernier tome de la trilogie Locked n'est pas encore sorti que la série est déjà adaptée sur grand écran et c'est l’effervescence chez les fans ! 
Paige, actrice débutante, va alors être propulsée dans le monde du showbiz, et plus particulièrement du cinéma. Elle doit apprendre très vite les codes et c'est son partenaire de jeu, Rainer Devon (qui interprète l'un des premiers rôles masculins) qui la prend sous son aile. 
Rainer est loin d'être un débutant. C'est une star reconnue. Pourtant, il prend la peine d'épauler Paige, se montrant doux, patient, attentionné et charmant. 
Malgré ses performances hésitantes, Paige s'adapte au mieux, jusqu'à ce que débarque Jordan Wilder, le bad boy de Hollywood, qui tient le second rôle principal masculin de la série. 
À partir de la tout se complique et Paige est très vite dépassée par les événements... 

Ce que je vous raconte là, c'est ni plus ni moins le résumé en quatrième de couv (à ma sauce évidemment). Mais ! Il faut savoir qu'avant de voir débarquer le personnage de Jordan dans le roman, vous aurez déjà lu une bonne centaine de pages... (sur 292, ça fait pas mal !). 
Le début du récit est vraiment mou et sans grand intérêt. Je l'ai trouvé très ennuyeux et j'ai eu un mal fou à accrocher à cette histoire. J'ai même pensé plusieurs fois l'arrêter. Mais comme le livre est relativement court, j'ai poursuivi ma lecture. Et j'ai bien fait, car la suite est bien mieux ! 
Je ne vais pas dire qu'elle est extraordinaire non plus, mais elle a le mérite d'être super addictive. La tournure des événements est bien plus intéressante et le triangle amoureux que forment Paige, Rainer et Jordan, est vraiment réussi. Bon, il faut dire aussi que j'adore les triangles amoureux 😋 je suis donc bon public de ce côté là. 

 J'attends la suite de pied ferme, car le dénouement de ce premier volet est limite illogique.  Je ne m'attendais pas du tout à ça... J'ai été surprise par le choix de l'héroïne, mais pas dans le bon sens du terme. 

En bref ? C'est une lecture mitigée qui, à mes yeux, a beaucoup de faiblesses, mais qui, en même temps, m'a procuré un certain plaisir. Je ne sais pas si la série télévisée est le reflet du livre, je la visionnerais (peut-être) un jour, mais pas tout de suite ^^. 



lundi 21 août 2017

Les pluies T2 : Ensemble de Vincent Villeminot

Editions Fleurus, 8 septembre 2017 - Grand Format 356 pages
Disponible en eBook

Komolo, ville "refuge", située à peine au-dessus de la nouvelle mer formée par le Déluge. 300 000 survivants s'y entassent, depuis la catastrophe. De la Tour où on la garde enfermée, Lou a vu arriver Noah, Kosh et Ombre, les rescapés du paquebot, accompagnés de Chiloé. Avec Malcolm, elle parvient à se précipiter au pied des murailles... Mais il est déà trop tard : son amoureux et sa famille sont arrivés dans un hors-bord frappé de la tête de mort. Les jeunes gens sont accusés de piraterie. Désormais, une course contre la montre est engagée : il faut faire évader coûte que coûte Kosh et Noah. Quitte à frayer avec les trafiquants de la ville, à affronter les soldats, les prisons, la peur. Puis il faut fuir. Mais vers où? Vers les bois hantés de réfugiés, dans les montagnes de Kamachka? Ou vers Chaazam, repère de pirates, où les attend le dénouement?


Encore une fois, je suis sous le charme de la couverture ! Dans la même veine que celle du premier tome, elle reflète parfaitement l'ambiance du roman. 

Dans le tome précédent, nos héros avaient été séparés. Lou et Malcolm, d'un côté, et Kosh, Noah et Ombre, de l'autre. 
Ils se sont jurés de se retrouver, mais dans ce monde qui n'est que chaos et destruction, cette promesse est difficile à tenir. 
Pourtant, après 4 mois enfermés dans la Tour de Komolo, détenus comme des prisonniers et pas mieux considérés que des criminels, Lou et Malcolm entrevoient un espoir. Ils ont cru voir Kosh, Noah et Ambre sur un bateau, s'apprêtant à amarrer. 
Ils décident alors qu'il est temps pour eux de s'échapper de la Tour pour aller à la rencontre de leurs compagnons. 
Malheureusement, ils arrivent trop tard ! 
Kosh et Noah, accompagnés d'une jeune fille de 13 ans, Chiloé, se sont fait arrêter. Ils sont soupçonnés de piraterie et vol d'enfant, et sont emprisonnés en attendant leur procès. Simple formalité qui les enverra, tous les trois, à la potence. 
Le temps est compté, car d'ici quelques jours leur sort sera scellé. 
Mais comment faire pour les libérer ? 

J'ai vécu cette histoire en deux temps. 
Les chapitres où nous suivons exclusivement Lou m'ont beaucoup plu. L'histoire démarre sur des chapeaux de roues, le rythme est immédiatement entraînant et nous replongeons très vite dans l'univers créé par Vincent Villeminot. 
De plus, plus les pages défilent et plus le suspense croît, nous étouffe et affole notre palpitant. 
Puis, viennent les chapitres où cette fois-ci nous suivons Malcolm. Là encore, j'ai beaucoup aimé. 
Malcolm, seulement âgé de 11 ans, est devenu un homme par la force des choses. Exit le gamin - c'est un guerrier, courageux, téméraire qui sait prendre des initiatives. J'ai adoré ce personnage, sa bravoure et sa détermination. 
Par contre, ce qui m'a moins plu, c'est après. C'est-à-dire une fois Kosh et Noah libérés. Le récit prend alors un autre tournant. Le rythme s'accélère et devient effréné. Bien trop à mon goût. Les actions s'enchaînement bien trop vite, les émotions sont mises de côté, et même quand certaines scènes devraient nous toucher et nous émouvoir, ce n'est pas le cas, car l'auteur ne s'y attarde pas suffisamment pour déclencher en nous, ne serait-ce qu'une ébauche de sentiment. 

En bref ? J'ai adoré les deux tiers du roman... un peu moins la dernière partie du récit et le dénouement qui m'ont paru trop précipités. 


Cliquez sur l'image pour accéder à la chronique précédente

Les contes inachevés T1 La vilaine belle-soeur de Aya Ling

MxM éditions, 23 août 2017, 361 pages, disponible au format numérique







En déchirant par mégarde un vieux livre d'images, Kat est téléportée dans le monde de Cendrillon, où elle incarne Katriona, l'une des hideuses belles-sœurs ! En tant que jeune fille de noble lignage, sa vie change du tout au tout et elle doit apprendre à survivre aux lois de ce nouvel environnement, à commencer l'épreuve de passer les portes avec une robe à arçeaux... Pour revenir chez elle, elle va devoir compléter l'histoire, jusqu'à ce qu'ils soient heureux et aient beaucoup d'enfants. Mais les obstacles sont de taille : l'autre belle soeur est belle à s'en damner, la marraine la bonne fée est aux abonnées absentes et le prince - carrément canon, soit dit en passant - déteste les bals.

Dans de telles conditions, arrivera-t-elle seulement à rentrer chez elle... ?

 
Kat est une jeune fille comme tant d'autres, elle adore la lecture et vit avec sa maman et Paige, sa petite soeur.
Son plus gros défaut ?
Quand elle rencontre un (trop) beau garçon, elle perd tous ses moyens : elle est réduite au silence, reste la bouche ouverte comme un poisson rouge et quand, enfin, la parole lui revient, elle ne peut s'empêcher de bégayer  alors qu 'en temps normal, elle a une élocution parfaite - la preuve : elle peut passer des heures au téléphone avec sa meilleure amie sans balbutier une seule fois - et comme si cela ne suffisait pas, elle est atteinte de maladresse aigue !!!

Mais ce n'est pas cela qui va va déclencher son incroyable aventure - loin de là !
C'est un simplement rangement de grenier qui va bouleverser sa vie.

En triant ses livres, elle tombe sur un exemplaire de l'histoire de Cendrillon qu'elle ignorait même posséder.
Mais à peine ouvert et lu les mots sacrés : il était une fois que le livre tombe en poussière !
En descendant du greniers, Kat trébuche dans les escaliers, tombe et s'évanouit.
A son réveil, elle découvre, effarée, qu'elle n'est plus du tout chez elle !

Et pour cause : elle se retrouve plongée en plein coeur du conte de Cendrillon !
Pourquoi ? Comment ?
C'est le gobelin Krev - qu'elle a découvert à son réveil - qui lui révèle sa malédiction !
Comme elle a détruit le livre de contes, elle doit absolument finir l'histoire et la malédiction commence là où le livre a été détruit à savoir que seule la première page est restée intacte ce qui va l'obliger  à réécrire toute l'histoire !!!
Et c'est dans la peau de Katriona, une des belle-soeurs de Cendrillon qu'elle va devoir faire se rencontrer le prince et Cendrillon, trouver marraine la fée, organiser le bal, les faire tomber amoureux et les conduire jusqu'au mariage et à la phrase qui lui permettra de revenir chez elle : ils se marièrent et eurent beaucoup d'enfants !

Car, si elle ne mène pas sa tâche à bien, elle restera prisonnière à jamais du conte !

Que voilà une façon originale de réécrire un conte de fée !

L'humour et la dérision sont bien présents dans ces pages. 
Nous faisons connaissance de Krev, le gobelin, missionné par l'auteur du conte détruit, pour suivre l'avancement de Kat dans sa mission, et le moins que l'on puisse dire est que le petit bonhomme, facétieux, va bien s'amuser aux dépens de la jeune fille, s'amusant comme un petit fou des déconvenues, nombreuses, que va rencontrer Kat.

Lorsque Kat s'étonne de s'être réveillée dans la peau d'une des belles-soeurs de Cendrillon et non dans la peau de cette dernière, Krev lui rétorque - pince sans rire -  qu'elle n'est pas assez jolie !!! 

 Charmant ce gobelin !

Pas facile de se réveiller à une époque où les femmes n'ont rien à dire et où les enfants pauvres travaillent de 12 à 15 heures dans des usines - où ils risquent leur vie - avec la mentalité d'une femme du XXIième siècle, ce qui va créer quelques étincelles et parfois même, de vrais feux d'artifice !
Car Kat va se rebeller contre cet état de fait et obtenir le soutien d'un personnage tout à fait inattendu !
Mais elle n'oubliera pas pour autant sa mission première et elle va devoir non seulement s'habituer à porter corset et robes à crinolines mais apprendre à bien se conduire, à danser, à chanter, à faire la révérence, tâches pour lesquelles elle va se révéler particulièrement maladroite, au grand dam de son dragon de mère et de sa détestable et pimbêche de soeur : Bianca !

Malgré parfois un léger manque de rythme, c'est avec beaucoup de plaisir que j'ai suivi les péripéties de Kat. 
Je n'ai pu m'empêcher de sourire et parfois même de rire en découvrant certaines situations.
Tout est présent dans ce roman pour en faire une lecture savoureuse: humour, amitié, belles rencontres, amour, situations rocambolesques ...
Et une mention spéciale pour l'auteur qui parvient, malgré la légèreté du roman, à mettre en avant les conditions de vie et de travail effroyables des enfants à une époque, heureusement,  presque révolue ainsi que la condition de la femme qui n'avait d'autre but, dans la classe privilégiée, de se trouver à tout prix le mari le plus riche et le plus titré et pour les plus pauvres, de travailler durement pour un salaire ingrat sous le mépris des nantis.
Et comment ne pas évoquer le prince vraiment charmant à tout point de vue 


et Elle, la soubrette maltraitée par Bianca et sa mère et que Kat, devinant en elle LA Cendrillon qu'elle doit sauver, prend sous son aile ?


En bref, un conte de fée comme on les aime, avec un beau prince charmant, une belle jeune fille en détresse, une belle histoire d'amour et avec- ou pas - un happy end !

 




http://www.mxm-bookmark.com/


http://amzn.to/2x5bhVD

dimanche 20 août 2017

Destiny - Tome 1 de Cecelia Ahern

Hachette Romans, 17 mai 2017 - Grand Format 396 pages
disponible en eBook

Parfois, il faut choisir l’imperfection pour être Parfait.

Dans le monde de Celestine North, chaque citoyen doit être Parfait. Quiconque commet la moindre erreur se voit marqué du sceau de l’Imperfection. 
Pour qui a pris une mauvaise décision : c’est sur la tempe.
Pour qui a menti : la langue.
Pour qui a commis un vol : la paume de la main droite.
Pour qui s’est montré déloyal : le cœur.
Pour qui s’est écarté du droit chemin : la plante du pied droit. 
Celestine mène une vie parfaite au sein d’une famille parfaite et au bras du petit ami parfait. Elle pense incarner l’idéal de la société.
Et si Celestine s’était trompée ? Si c’était le système lui-même qui était Imparfait ?

Notre héroïne et narratrice de ce roman, Celestine North, est une jeune fille de 17 ans, bien sous tous rapports. Une jeune fille parfaite. 
Elle reflète à merveille l'idéologie de sa nation où le maître mot est : Perfection. 
Chaque citoyen se doit d'être parfait, s'il dévie ne serait-ce qu'une fois du chemin, prend ne serait-ce qu'une  seule mauvaise décision, il sera alors estampillé Imparfait. On le marquera au fer rouge pour que tous puissent voir son déshonneur et son imperfection. 
Selon la loi de la Guilde, organisme tout-puissant qui juge ces manquements à la perfection, le condamné sera marqué selon son crime, soit sur la tempe, la main, le pied, la poitrine ou encore la langue. 
Celestine, elle, n'a pas de soucis à se faire. Elle est sage, disciplinée, bonne élève etc.. Et, de surcroît, elle est la petite amie d'Art, le fils du juge Crevan, le plus haut dirigeant de la Guilde
Celestine ressent, comme chaque citoyen Parfait, une répulsion viscérale face aux Imparfaits. Comme si se tromper pouvait être contagieux... 
Bien heureuse, elle mène une vie paisible au sein de sa famille. Un cocon douillet et protecteur. 
Jusqu'au jour où sa voisine, amie de la famille, se fait arrêter par les siffleurs (la milice de la Guilde). Cette gentille femme qui n'a jamais fait de mal à une mouche, qui, hier encore, était Parfaite, est devenue une Imparfaite, une paria rejetée par la société. 
Il faut savoir que les règles en vigueur contre les Imparfaits sont très strictes. Et le marquage au fer rouge n'est que la partie imergée de l'iceberg. Celestine, qui n'y avait jamais songé auparavant (tant son dégoût pour les Imparfaits était fort) va alors réaliser l'ampleur discriminatoire qu'ils subissent au quotidien. 
Son monde va s'écrouler. Les valeurs qu'elle chérissait vont se désagréger... Plus rien ne sera comme avant. 
Et si la perfection résidait dans l'imperfection ? 

Cette dystopie se démarque des autres par l'originalité de son univers. Un monde de perfection, où la moindre petite erreur est gravement sanctionnée et vous met au rebut, déchet de la société. 
Dans ce récit, l'endoctrinement est poussé à l'extrême, ce qui nous permet de faire la distinction entre fiction et réalité, de se dire que tout ceci n'est pas vrai, n'est pas possible. Mais il n'empêche que cela fait froid dans le dos. On a beau savoir que ce n'est qu'une fiction, le récit est parfois tellement dur, qu'on doit se le rappeler plusieurs fois pour ne pas trembler de la tête aux pieds. On ne peut que frémir face à ce monde totalement dépourvu d'humanité. 
J'ai été totalement emportée par ce roman. De la première à la dernière page. 
C'est entraînant, rythmé, addictif, saisissant, parfois effrayant et d'un suspense insoutenable.... 

Au départ, la mentalité formatée de l'héroïne peut surprendre. J'ai même éprouvé une certaine aversion pour elle, car il est difficilement supportable de constater sa froideur, sa déshumanisation face aux Imparfaits. Puis, au fil des pages et des rebondissements, nous voyons le changement s'opérer. Celestine commence à réfléchir par elle-même, à se poser les bonnes questions. 
Son évolution n'est pas spontanée, ce qui la rend d'autant plus crédible. Elle devient, malgré elle, le symbole d'un courage et d'une nouvelle ère. 
De personnage limite antipathique, elle devient l'Héroïne avec un grand H. Une héroïne imparfaite, qui doute et prend parfois de mauvaises décisions, mais une héroïne courageuse, déterminée et humaine. 

La plume de l'auteur est fluide, moderne et très agréable à lire. Je suis toutefois un peu déçue par la traduction, car il y a quelques grosses coquilles qui piquent les yeux, comme "devant chez ma porte"... 

En bref ? Un premier tome GÉNIAL qui a tout pour plaire ! En grande fan de dystopie, je ne peux que vous conseiller chaudement ce roman. 


samedi 19 août 2017

Take your chance de Kessilya

BMR, 21 juillet 2017 -eBook 322 pages



Ne jamais faire ce que le monde attend de nous. Rester en contact quoi qu’il arrive. Ne jamais, jamais, jamais, sortir avec un mec plus jeune que nous. Les règles que Zoé a établies avec sa meilleure amie sont claires, faciles à suivre. Décidée à profiter de la vie, elle a ajouté une bonne résolution à sa liste : trouver un homme qui lui fera oublier son douloureux passé amoureux et envisager un avenir dépourvu de drames. Mais c’est sans compter avec le retour d’Alec, son premier amour, celui qui l’a quittée sans explications six ans plus tôt. Quand il réapparaît subitement pour solliciter ses services de coach personnel, passé et présent se mélangent... et la vie semble offrir à Zoé une chance d’obtenir enfin les réponses aux questions qui la hantent. Saura-t-elle la saisir ? Et si l’incertitude était moins lourde à supporter que la vérité ?


Si l'intrigue posée dés le début du roman m'a beaucoup intéressée, j'ai très vite été déçue par le déroulement de l'histoire...

Zoé Devreaux est une jeune femme coach personnel spécialisée dans le domaine sportif qui œuvre activement dans la lutte contre la maladie d'Alzheimer dont son père est atteint. Elle s'en occupe seule depuis le décès de sa mère quelques années plus tôt, ce qui remplit bien ses journées en plus de son emploi. Cette vie un peu monotone lui évite cependant de trop repenser à son passé et notamment à son amour de jeunesse qu'elle n'a jamais oublié : Alec Nolan. De 3 ans son cadet, ils avaient tissé très jeune un fort lien d'amitié jusqu'à se laisser couler vers une relation amoureuse aux 16 ans de Alec. Cette relation, restée secrète à cause de leur différence d'âge, a beaucoup marqué Zoé bien qu'elle fut très rapidement écourtée par la brusque disparition de Alec de la vie de Zoé. Sans explication, le jeune homme a tout fait pour ne plus la revoir, au point de partir faire ses études  aux Etats-Unis.

La surprise de Zoé est donc grande lorsque sans prévenir, Alec revient dans leur ville française, fraîchement diplômé, et qu'il essaie de reprendre contact avec elle en allant jusqu'à faire appel à ses services professionnels. Seulement, Zoé, même si elle désire des explications quant à son départ et leur rupture, semble avoir peur des réponses que Alec pourrait lui apporter… De son côté, Alec est décidé à retrouver son amour d'antan et fait tout pour s'imposer à nouveau dans la vie de Zoé. Mais lui aussi cherche des réponses, concernant sa vie, son enfance, et ces dernières ne lui faciliteront pas sa tâche de reconquête d'amour perdu il y a 6 ans…

Au demeurant, l'histoire générale, les intrigues, les rebondissements me plaisaient beaucoup, malheureusement je me suis très vite ennuyée dans cette lecture : les résolutions des énigmes principales m'ont semblé grossières et trop faciles, la fin précipitée avec l'apparition de nouveaux personnages sans plus d'explication,  des incohérences et moultes questions posées tout au long de l'histoire qui restent sans réponse, comme abandonnées en cours de route.

Je suis d'autant plus déçue que la plume de Kessilya est agréable, les flashbacks bien menés, mais l'histoire en soi ne m'a pas procuré le plaisir et les émotions auxquelles je m'attendais.



Parce que deux avis valent mieux qu'un...


Cyndie ayant déjà fait le résumé du roman, je passe directement à mon ressenti.

Malheureusement, je n’ai pas été conquise par ce premier opus. 
Le personnage de Zoé ne m’a pas beaucoup touchée en dehors de son quotidien difficile. C’est d’ailleurs un point fort du texte car ce que j’ai préféré retrouvé ici, c’est le thème de la maladie. J’ai trouvé cet aspect très crédible et dans ces moments-là, je comprenais la détresse de Zoé, son attachement à son père et son envie de le garder auprès d’elle. A contrario, je suis restée complètement indifférente à sa relation amoureuse avec Alec. Trop de lourdeurs, de monologues intérieurs ont eu raison de moi que ce soit du côté de Zoé ou Alec (on a les deux points de vue) et je me suis très vite lassée de l’histoire, à tel point j’ai fini par survoler des pages pour connaître la fin sans abandonner.
Autre point négatif, la meilleure amie de Zoé qui est le cliché par excellence de la copine dévergondée qui pousse la prude à se lâcher. Je n’ai pas souri à une seule de ses piques portées sur le sexe que j’ai trouvées assez lourdes.
Ce qui m’a aussi déçue, c’est le tournant qu’a pris l’histoire quand on a essayé de nous faire croire à une relation devenue interdite (je n’en dirai pas davantage) alors que je ne suis pas tombée dans le panneau une seule seconde. 

Ensuite, concernant les origines d’Alec je me suis dit qu’on avait cherché la facilité. En fait c’est l’impression que j’ai ressenti en terminant le roman. Tout était finalement trop facile alors qu’on aurait pu sortir des sentiers battus, chercher des rebondissements plus originaux. La réponse apportée est trop facile puisqu’il s’agit de la mère d’un des personnages qui annonce une « évidence qui saute aux yeux » mais pas un seul des parents ne s’en était rendu compte, visiblement.
Quelques questions sans réponses, des incohérences (ou des éléments invraisemblables) : le père de Zoé est le coach d’Alec, ils sont dans la même ville mais ne se croisent pas durant deux ans… possible mais peu crédible vue la relation d’Alec et du père de Zoé, je pense notamment à l’arrivée d’Alec dans leur vie ; comme dit plus haut la ressemblance d’Alec et de son géniteur qui saute aux yeux d’une personne mais pas des autres etc
Ma lecture a donc fini par devenir pénible et j’en suis profondément désolée pour l’auteure car vraiment, elle possède une plume sublime que j’ai énormément appréciée. J’en conclus donc que ce roman n’était simplement pas fait pour moi car Kessilya a un talent certain de narration.
Sans doute suis-je trop exigeante, puisque je me lasse malheureusement du schéma classique de la New Romance. J’aime être surprise, pour moi l’histoire d’amour ne fait pas tout et la sauce ne prend que si des éléments plus percutants se mêlent à la romance.
Autre point que j’ai beaucoup apprécié : il n’y a qu’une ou deux scènes d’amour et si j’aime les passages érotiques, trop de sexe pour combler des pages dessert pour moi l’histoire. Ici, ce n’est pas du tout le cas, c’est très bien dosé et c’est agréable.
Malheureusement, en dépit de ces quelques points forts, les points faibles l’ont emportés sur moi au point que j’aurais abandonné le livre vers le milieu si cela n’avait pas été un service presse. Je n’ai pas réussi à apprécier ma lecture. 

2.5/5 


Chroniques lunaires - Livre IV : Winter de Marissa Meyer

Pocket Jeunesse, 21 avril 2016 - Grand Format 992 pages
Disponible en eBook

On dit que Winter est encore plus belle que la reine Levana... 
La princesse déteste sa belle-mère, qui désapprouve ses sentiments pour Jacin, le séduisant garde du palais. Mais Winter n'est pas aussi faible que Levana le croit. Avec l'aide de Cinder et de ses alliés, elle aurait même le pouvoir de lancer une révolution et de gagner cette guerre qui dure depuis trop longtemps. 
Cinder, Scarlet, Cress et Winter réussiront-elles à battre Levana ? Le conte aura-t-il une fin heureuse ?


Dans quatrième et dernier opus, un beau bébé de presque 1000 pages, tous nos protagonistes sont au rendez-vous. 
Nous entrons au cœur du régime lunaire et, plus que jamais, nos héros sont en difficulté. 
Cette fois, Marissa Meyer revisite, avec grand succès, le célèbre conte de Blanche Neige. Une nouvelle fois, tous les codes sont respectés et nous retrouvons aisément tous ces petits clins d'œil reliés au conte de notre enfance. 

La princesse Winter est célèbre sur toute la Lune pour sa grande beauté. Sa belle-mère, la Reine Levana, la jalouse et malgré les trois cicatrices que porte Winter à la joue - conséquences directes de la jalousie de la reine - sa beauté n'en est en rien altéré. Elle resplendit. Tant par l'éclat de ses traits gracieux que par sa gentillesse sans limites. 
En tant que Lunaire, Winter est munie de pouvoir. Mais depuis son enfance, elle refuse d'y requérir, même si cela l'entraîne inexorablement dans la folie. 
Sa bonté est connue dans tout le royaume et Winter est aimé de tous. Ce qui a le don d'agacer prodigieusement  Levana. 
Winter, qui est peut-être aux portes de la folie, n'en reste pas moins consciente de tout ce qui se passe et l'entoure. Ainsi, elle a choisi son camp : aider  Cinder à reprendre le trône qui lui est dû. 
Pour cela, Jacin, son garde personnel et fidèle ami, sera d'une aide précieuse. 

Ce quatrième opus parle bien évidemment de Winter et Jacin, mais il englobe bien plus de choses que ça, puisqu'il y a une continuité de l'histoire à travers chaque tome. 
Voilà pourquoi Cinder, Kai, Loup, Scarlet, Cress et Thorne ont tout autant d'importance. Et c'est ce que j'ai adoré. Tous nos chouchous sont réunis dans cet ultime acte. 

Cette série est un tel feu d'artifice qui nous enchante et nous éblouit, et ce dernier tome fait office de bouquet final, avec une explosion de rebondissements, une cascade de sentiments, un déferlement d'adrénaline... Pour un plaisir total qui émerveille nos sens. 

En bref ? Marissa Meyer a peint, avec cette série, un univers absolument incroyable et époustouflant qui, à chaque tome, m'a transportée et fait rêver un peu plus.  




Cliquez sur l'image pour accéder à la chronique précédente :

La maison abandonnée de Joel A. Shuterland

éditions Scholastic, juin 2017, 272 pages, disponible au format papier







Un terrible été qu'ils n'oublieront jamais.
Jacob et ses amis sont résolus à rendre mémorable leur dernier été avant la rentrée au secondaire. Il s'agit peut-être des derniers mois qu'ils passent ensemble puisqu'ils s'apprêtent à prendre des chemins différents. La famille d'Ichiro déménage au Japon alors que Jacob et les jumeaux, Hayden et Hannah, vont fréquenter une autre école. Lorsque les quatre jeunes découvrent une résidence abandonnée sur une île de la communauté de Muskoka, l'été prend une tournure inattendue. La maison cache d'horribles secrets...

Jacob, Ichiro et les jumeaux Hayden et Hannah sont amis depuis l'enfance.
Cet été va être le dernier qu'ils vont passer ensemble : Ichiro et sa famille vont partir au Japon et les jumeaux vont intégrer une autre école que Jacob à la rentrée.

Autant dire qu'ils ont décidé de profiter à fond de cet été ! 

Mais c'était sans compter sur LA découverte !

Jacob et Ichiro découvre une ile sur laquelle se trouve une demeure qui semble à l'abandon.
Sur l'ile, ils ressentent une sensation d'oppression, d'angoisse inexpliqués.
Lorsqu'ils pénètrent dans la demeure, cette sensation ne les quitte pas. 
Ils découvrent une maison à l'abandon : poussière, toiles d'araignées mais totalement meublée.
Les deux adolescents entendent soudain des bruits, des rires d'enfants et une musique.
Terrifiés - on le serait pour moins que ça - ils prennent leur jambes à leur cou !



Mais pour une raison qu'ils ne s'expliquent pas et malgré leur peur, ils se sentent inexorablement attirés par LA maison.
Les ados décident de se rendre à la bibliothèque pour tenter de découvrir le passé de cette demeure et ce qu'ils vont découvrir va les plonger dans une terrible histoire sanglante du passé.

Mais parfois, il vaut mieux laisser reposer d'anciens crimes sous risque de faire apparaitre des fantômes et des forces qu'il aurait mieux valu ne jamais réveiller !!!

Le roman commence tout doucement avec une bande d'ados comme tant d'autres qui rêvent de passer un dernier été inoubliable ... Et pour être inoubliable, il va l'être !!!
Mais très rapidement, l'intrigue s'emballe et le suspense et l'angoisse montent en intensité.
Une intensité qui ira crescendo jusqu'à l'explosion finale !

L'auteur parvient à maintenir un climat d'interrogation et d'angoisse croissante jusqu'au bout !
J'avoue qu'au fur et à mesure, mon palpitant en a pris un coup : les mains moites, des frissons d'angoisse, des sueurs froides, une tension de tous les instants m'ont accompagnée au fil des pages.

Mais les ados ne sont pas prêts à se laisser paralyser par la peur ; c'est leur amitié, leur complicité et leur courage qui vont leur permettre - ou pas - de combattre les fantômes de La maison abandonnée !

En bref, un roman à l'intrigue et au suspense parfaitement dosés qui nous entraine au coeur d'une demeure où fantômes et malédiction règnent en maitre !



http://www.scholastic.ca/editions/livres/view/la-maison-abandonne



http://amzn.to/2vMfkWr