dimanche 2 mars 2014

L'insigne du boiteux de Thierry Berlanda

La Bourdonnaye, Février 2014, ebook, 4,99€
Disponible en librairie à partir du 21 janvier 2016 !!



Un assassin, qui se fait appeler le Prince, exécute des mères de famille sous les yeux horrifiés de leurs jeunes fils âgés de 7 ans. Opérant à l’arme blanche avec une rare sauvagerie, le meurtrier taille ses victimes en lanières. Telle est la punition qu’il inflige. Mais qui punit-il ? Et de quoi ? Pour répondre à ces deux questions fondamentales, le commandant Falier s’adjoint les services du professeur Bareuil, spécialiste des crimes rituels, « retraité » de la Sorbonne, et de Jeanne Lumet, qui fut sa plus brillante élève. Or la jeune femme est mère d’un petit garçon de 7 ans. Détail qui n’échappera sans doute pas au Prince…



Tout d'abord, je tiens à remercier les Edtions La Bourdonnaye pour la confiance qu'ils nous ont témoignée pour nous permettre de réaliser cette chronique. 

J'ai hésité un bon moment avant d'accepter la chronique de ce roman car, je dois bien le reconnaître, les thrillers ne font pas partie de mes lectures favorites. Et puis, je me suis dit: “pourquoi pas?” et je me suis lancée. 

Dire que je ne le regrette pas serait un mensonge car je crois que je ne dormirai plus aussi tranquillement.... 

Blague à part, j'ai été happée par ce roman. Dès le début, l'auteur nous plonge dans une ambiance morbide, sanglante et horrible. La façon de tuer, l'abomination du tueur - qui se fait appeler 'Le prince' surnom plus charmant que celui donné par la presse 'La machette' ce qui vous donne une idée de la manière dont les victimes, mères de famille ont été tuées (ou plutôt déchiquetées) sous les yeux de leurs enfants, alors que tout autre personne était froidement abattue d'une balle en plein tête - est sans nom. Le fait que Jeanne, mère de famille ayant également un enfant de 7 ans ne fait que renforcer l'impression d'une catastrophe imminente pour la jeune femme.

 La façon qu'a Thierry Belanda de distiller au compte goutte l'angoisse,le suspense et de faire monter peu à peu la peur est tout simplement horrible (dans le bon sens du terme). De plus, il nous fournit plusieurs coupables qui nous semblent à chaque fois le bon et je me suis retrouvée à penser à la lecture: “Mais oui, c'est lui, je le savais!!” mais qui se révèle à chaque fois le mauvais. La tension, à la fin du roman, m'a tellement subjuguée que j'en étais scotchée à mon fauteuil et même s'il y avait eu le feu chez moi, je ne serais pas partie avant d'avoir connu le dénouement mais quel machiavélisme, quelle maîtrise dans l'art de fasciner les lecteurs. 

Je ne peux que vous recommander sa lecture mais âmes sensibles s'abstenir.

Un service presse en partenariat avec La Bourdonnaye 
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