vendredi 13 mars 2015

Le théorème des Katherine de John Green

 Éditions Nathan, Broché 283 pages, 02 janvier 2015
Disponible en eBook

Dix-neuf fois Colin est tombé amoureux.
Dix-neuf fois la fille s'appelait Katherine.
Pas Katie, ni Kat, ni Kittie, ni Cathy,
et surtout pas Catherine, mais KATHERINE.
Et dix-neuf fois, il s'est fait larguer.



***Merci aux éditions Nathan pour cette belle lecture***


Colin est  (...) un raté, au cas où tu ne l’aurais pas remarqué. Je suis un has been, un ex. Ex-petit ami de Katherine XIX, ex-surdoué, ex-talent prometteur et, là maintenant, gros looser.
Du moins c'est ce qu'il dit de lui, mais Colin est surtout une jeune homme surdoué qui emmagasine des tas d'informations en tout genre, qui parle l'allemand, le russe, le français, le grec, le latin, le néerlandais, l'arabe et l'espagnol ; et pourtant ce n'est pas un génie. Il attend sa minute à l'instar d'un Archimède... son moment Eurêka.
Colin, c'est aussi un largué. Il est tombé amoureux dix neuf fois, et dix neuf fois il s'est fait larguer, mais le plus surprenant c'est que toutes ses ex s'appelaient KATHERINE.
Donc, après que Katherine XIX l'ai largué, au bord de la dépression, Colin décide de partir avec son meilleur et unique ami, Hassan, pour un petit road trip, le temps de l'été.
Ils vont s'arrêter à Gutshot dans le Tennessee pour visiter la tombe de l'archiduc François- Ferdinand, l'homme par qui la première guerre mondiale est arrivée.
Ils vont y faire connaissance de Lindsey Lee Wells, leur guide, une rencontre qui va leur faire voir la vie différemment.

C'est mon premier livre de John Green (non je n'ai pas encore eu le temps de lire Nos étoiles contraires, mais ça va se faire) et j'avoue que j'ai été un peu déroutée par les premières pages. Mais après un petit moment d’adaptation j'ai pu apprécier l'histoire de Colin et son ami Hassan (personnage savoureux).
On sourit, on rit même, de leurs échanges, leurs discussions. C'est une vraie amitié, l'un complète l'autre et c'est vraiment un bonheur de suivre leurs péripéties. Avec la rencontre de Lindsay, ils vont former un trio attendrissant.


– Écoute-moi bien, kafir. Arrête de me bassiner avec cette histoire de fac. Laisse-moi être heureux, et je te laisserai être heureux. J’adore quand on se vanne, mais tu dépasses les bornes.
– Excuse-moi, mais j’ignorais que j’avais dépassé les bornes, dit Colin en s’asseyant sur son lit pour enfiler un T-shirt Petites Têtes qui lui avait été offert.

– Tu as mis le sujet sur le tapis 284 jours d’affilée.

– Et si on se trouvait un mot pour dire qu’on dépasse les bornes ? Un mot choisi au hasard, grâce auquel on saurait qu’il faut faire marche arrière.
Debout dans sa serviette, Hassan regarda le plafond.
– Grelots, dit-il finalement.
– Grelots, renchérit Colin en cherchant les anagrammes dans sa tête.
– Me dis pas que tu es en train de l’anagrammer ? demanda Hassan.
– Si, répondit Colin.
– Si ça se trouve, c’est pour ça qu’elle t’a largué. Toujours en train d’anagrammer au lieu d’écouter.
– Grelots, dit Colin.
– Je voulais juste te donner l’occasion de l’utiliser. Allons déjeuner. J’ai plus faim qu’un gosse au troisième jour de sa colo pour gros.


En bref, une lecture amusante, rafraîchissante, malgré quelques petites longueurs par ci par là, mais qui n'enlèvent rien à cette belle histoire.

Ce livre est un service presse