dimanche 19 avril 2015

Le voyage de Simon Morley de Jack Finney ( traduction par Hélène Collon)

éditions Denoël, broché, 544 pages, 05/03/2015, disponible en version papier et numérique ici



Pour remonter dans le passé lointain, il n'est pas nécessaire d'utiliser une machine à voyager dans le temps. Il suffit de s'imprégner de l'époque dans laquelle on désire se rendre, de se dépouiller de toutes les pensées, comportements qui vous ancrent dans le présent, bref, de se conditionner mentalement et physiquement, pour être projeté dans le temps que l'on croyait perdu. Telle est la théorie du Pr. Danziger. Informé de ce projet, qui a secrètement l'aval et le soutien logistique du gouvernement américain, Simon Morley doute, hésite... Mais la médiocrité de son existence, la curiosité, et le mystère qui entoure le suicide d'un aïeul de son amie Kate, finissent par le décider. Installé dans un appartement du «Dakota», un vieil immeuble new-yorkais demeuré intact, il va s'y comporter comme un homme de la fin du XIXe, et un soir de neige, après des jours d'efforts et d'attente, le miracle se produit...



Merci aux éditions Denoël pour l'envoi de ce SP

Une fois n'est pas coutume, j'ai lu cette fois un livre de science-fiction.

L'auteur, Jack Finney est décédé en 1995. Ce roman a été publié pour la première fois en 1970 et cette version est donc une nouvelle édition 2015.

Nous sommes, au début de l'histoire, dans les années 1970 et nous faisons connaissance de Simon Morley, un artiste contacté un jour par un certain Rube. Celui-ci lui fait part d'un projet du gouvernement sous la direction du professeur Danziger.
Au départ, il lui révèle très peu de ce projet, juste assez pour l'intriguer.
Simon se rend donc sur place et là, Danziger lui expose sa théorie selon laquelle, pour voyager dans le temps, il suffirait de se mettre dans la peau d'une personne du passé, de s'habiller comme à l'époque, de vivre également de la même façon et, petit à petit , cette imprégnation permettrait de se retrouver à l'époque de son choix. Donc, pas besoin de machine pour accomplir ce voyage.
Intrigué par cette idée, Simon accepte de participer au projet et le voilà prêt à plonger dans le XIXième siècle et plus précisément en janvier 1882.
Et un jour, le voilà projeté dans ce mystérieux passé.

Bien sûr, ce résumé est très succinct comparé à la richesse du contenu.

La vie à New-York en 1882 n'a plus aucun secret pour moi. Tout y est décrit avec une minutie et une précision qui ne peuvent que forcer l'admiration tant le travail de recherche de l'auteur est minutieux et approfondi. Et des illustrations et photos sont présentes dans le livre pour nous permettre de mieux nous immerger dans le décor.
Mais j'avoue qu'après un certain moment, toutes ces explications finissent par lasser quelque peu.
Moi qui aime les récits où l'action est quand même bien présente...Et bien ici, j'ai du attendre jusqu'à la page 450 pour que le rythme s'accélère.
Pour plonger dans l'histoire, il faut faire abstraction de nos à priori et admettre que tout cela soit possible.
Une fois cette étape passée, tout s'enchaîne et nous voyageons avec Simon au travers de cette ville de New-York si différente de la ville d'aujourd'hui tout en y retrouvant certaines similitudes.
De nombreuses interrogations d'ordre général, se présentent au fur et à mesure de la lecture de ce roman :
Peut-on, par des incursions dans le passé, modifier le présent ? Quel est le prix à payer ? Si cela est possible (les voyages dans le temps), ne risque-t-on pas de modifier ce passé si le présent ne nous convient pas ?

 Une lecture qui m'a fascinée malgré quelques longueurs et que je vous recommande ne fut-ce que pour savoir ce qu'il va advenir de Simon. Car, croyez-moi, la fin vaut le détour !!


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