samedi 13 juin 2015

Le Fossoyeur de Adam Sternbergh

éditions Denoël, parution 13/05/2015, 272 pages, format papier disponible ici et numérique ici
Traduit de l'anglais par Florence Dolisi


"Tous les cimetières sont pleins, depuis longtemps."

Il se fait appeler Spademan, le Fossoyeur, presque un nom de super-héros. Vous ne saurez jamais son vrai nom. Il a été éboueur. Un jour, il a trouvé un bébé dans un sac-poubelle. Quelques années plus tard, sa femme est morte dans la série d’attentats radioactifs qui a vidé New York de ses habitants.

C’était il y a longtemps : une autre vie.
Maintenant, Spademan est tueur à gages. Il est resté dans les ordures, mais son salaire a considérablement augmenté. Il n’est pas sexiste : homme, femme, il s’en fout. Vos raisons, il s’en fout. D’ailleurs, le fric aussi il s’en fout.

Et quand on lui demande de tuer la fille du richissime prédicateur T.K. Harrow, une gamine qui vient tout juste d’avoir dix-huit ans, il n’y voit aucun problème. Mais dans la toile de Harrow, pour la première fois de sa sinistre carrière, Spademan n’est pas la plus grosse araignée. 


Merci aux éditions Denoël pour ce service presse.

Spademan est LE Fossoyeur, c'est à dire qu'il est tueur à gage alors que dans une autre vie, qu'il préfère oublier, il était éboueur.
Spademan est un tueur à gage qui élimine qui on veut (sauf les enfants ! Faut pas pousser quand même ^^), il tue sans aucun état d'âme.
Dans un New-York post-apocalyptique qu'une série d'attentats a complètement dévasté, Spademan fait son boulot vite et bien jusqu'au jour où un petit grain de sable du nom de Persephone vient enrayer la machine... et le chasseur devient la proie.

Cette lecture est surprenante, pas facile de la résumer et de la chroniquer tant le monde dans lequel se déroule le récit est très éloigné de notre monde actuel tout en en étant encore très proche. Déjà, s'imaginer dans un New-York dévasté n'est pas facile bien que l'auteur nous le dépeint d'une façon très réaliste. Une ville donc désertée, contaminée et où le rêve virtuel règne en maître.

J'ai eu un peu de mal à comprendre ce qu'était les enlimnés car on nous en parle dès le début mais le voile est levé plus loin. Parfois, lors de la lecture, on ne se rend pas toujours compte qu'un dialogue est en cours car la ponctuation habituelle n'est pas présente mais mis à part ces (petits) détails, l'histoire est prenante, on vit au rythme de ce anti-héros qui essaye de rester fidèle à ce qu'il est.
Malgré son statut de tueur, on ne peut s'empêcher de ressentir de la sympathie pour Spademan. Un homme torturé par la découverte d'un bébé dans un sac poubelle et par la perte de sa femme lors des attentats quelques années plus tard. C'est aussi un homme solitaire qui a un seul véritable ami Mark.

Un roman déroutant au départ mais qui peu à peu nous prend dans ses filets et ne nous lâche qu'à la fin.