mardi 8 septembre 2015

Les cendres des roses mortes de G.Dimitri

Auto-éditions, format numérique, juillet 2015, 235 pages, disponible ici

Eulalie-Lucéane, a des problèmes bien plus graves que son prénom particulièrement ridicule. Elle qui s’était promis d’écrire un best-seller avant ses vingt-cinq ans, se réveille au matin de son vingt-sixième anniversaire sans avoir en tête le premier mot de l’incipit de son futur chef-d’œuvre. Il n’en fallait pas plus pour la faire plonger dans une crise de la vingt-sixaine d’anthologie. Lorsque le destin, sous les traits de sa meilleure amie Tara, lui accorde de rencontrer un éditeur, son rêve le plus fou semble se réaliser. Elle est sur le point de découvrir qu’il faut faire très attention à ce que l’on souhaite.
Jusqu’où seriez-vous prêts à aller en échange d’un contrat d’édition ? 



Avant tout, je tiens à remercier Gina d'avoir eu l'excellente idée de nous proposer ce service presse

Ce roman est tout simplement inclassable tant il regorge de tout : thriller, suspense, humour (une sacrée dose) auto-dérision.

Un véritable OVNI ! J'avais déjà entendu et lu cette expression pour une de mes précédentes lectures et je trouve que ce mot lui colle parfaitement.

Déjà, rien que le prénom de l'héroïne : Eulalie-Lucéane... fallait le trouver...
Elle nous raconte son histoire, ses rencontres, ses actions-réactions et le moins que l'on puisse dire est qu'entre son cerveau et ses actions, il y a bien souvent des beugs qui se produisent et qui m'ont bien fait sourire et qui entrainent parfois des problèmes au niveau de la psychomotricité.
Un simple exemple : pour Lillie (plus facile qu'Eulalie...) le fait de devoir hausser les épaules simultanément est tout simplement impossible, elle hausse d'abord une épaule et environ trente secondes plus tard, la seconde se décide à se hausser à son tour. ^^
Même chose quand elle doit s'exprimer dans les cas d'urgence : son cerveau plante et elle ne parvient qu'à émettre des... platitudes, dirons-nous.
Et lorsque ses neurones , car pour chaque sensation, sentiment, il y a un neurone différent, ne parviennent pas à se mettre d'accord et bien ...c'est parfois la cata !!!
Lorsqu'elle s'imagine, en tant qu'écrivain, devoir décrire une scène de baiser, c'est tout simplement un moment savoureux et des moments comme celui-là, il y en a plusieurs.
Et j'en ai appris des nouveaux mots (tout du moins pour moi ^^) stochastique, atrabilaire, olisbos, incipit, agamaltophile...
D'ailleurs, un petit jeu en passant, quoi est quoi ?
 
 
J'avoue qu'au début de ma lecture, je me demandais où Gina voulait nous emmener et j'avoue que j'ai été surprise par la fin de l'histoire.
Un récit complètement déjanté, surréaliste, bourré d'humour (parfois noir) et quelque peu cynique par moment, raconté par une héroïne qui n'hésite pas à se moquer d'elle-même consciente de ses défauts, défaillances et lacunes. 
Une Bridget Jones nouvelle version , le côté romantique en moins ^^