jeudi 23 février 2017

Bastard de J.L. Perry

Collection Eden, 25 janvier 2017 - Grand Format 
Disponible en eBook

Carter et Indiana se détestent. Depuis qu'il a emménagé à côté de chez elle, le bad boy fait vivre un enfer à sa voisine, qui le lui rend bien. Mais, derrière ces disputes, les deux voisins sentent bien qu'il y a quelque chose d'autre.
Sous l'agressivité de Carter, on devine beaucoup de souffrance. Abandonné par son père, le jeune homme se considère comme un « bâtard », indigne de l'affection des autres. Alors quand Indiana surgit dans sa vie, il repousse ses sentiments et l'idée même d'une relation.
De son côté, Indiana est douce et optimiste. Et dans les yeux du séduisant Carter, elle a vu quelqu'un d'autre que l'odieux voisin. Quelqu'un qui l'attire irrésistiblement. Elle est prête à tout pour faire tomber ses défenses. Et découvrir si Carter n'est effectivement qu'un « bâtard »...


Je suis à la fois ravie et déçue d'avoir lu ce roman. Pourquoi ? Ce roman a un potentiel immense qui pourrait facilement être un coup de cœur. Un diamant brut, mais dont les faces inégales laissent place à de trop nombreux défauts. Je m'explique : 

L'histoire part sur une base un peu branlante déjà. Le personnage de Carter, son caractère et son comportement, sont définis par un simple petit mot qu'un homme (son grand-père) lui a balancé lorsqu'il avait 5 ans : c'est un bâtard. 
Certes, le mot ne fait pas plaisir à entendre, mais de là à définir toute sa vie ? Je trouve ça limite. 
Donc déjà pour moi, le caractère et la mauvaise humeur de Carter n'ont pas lieu d'être, mais bref, sans ça il n'y aurait pas d'histoire non plus. 
Indiana et Carter sont voisins. Ils se détestent et s'attirent en même temps... fuis-moi, je te suis, suis-moi, je te fuis. C'est un peu le jeu du chat et de la souris. Et c'est très réussi ! Les dialogues et les situations sont prenants et l'on est très vite transporté dans leurs joutes verbales
La romance est vraiment bien menée. Addictive à souhait, avec des passages très cute et d'autres très hot... Parfait ! 
Du moins, ça aurait pu - ça aurait être parfait. Si ce n'est, je ne sais pas trop, un problème de traduction ? Enfin, je suppose (j'espère) que c'est ça. Il y a plein, plein d'incohérences. Je ne les ai pas toutes retenues, mais en voici quelques exemples : 
"Mes yeux roulent dans ma tête". Hum, ok... Je ne sais pas vous, mais j'ai du mal à visualiser la chose 😨
"Je me penche en avant et passe ma langue autour du gland. - Putain, siffle-t-il, les dents serrées. J'ouvre la bouche et glisse le bout dedans. Il se met à pomper doucement dans ma bouche..." Alors là, I'm choking ! Je n'ai même pas de mots. C'est lui qui pompe ? Genre, sa queue s'autopompe ? Nan, parce qu'il faut qu'on m'explique là... 😆😆
De plus, Carter a la queue qui remue sans arrêt (sans mentir !), à croire qu'il est un chien (flippant !) et quand nous sommes dans sa tête (c'est une narration à double voix) il parle d'Indiana comme sa "chienne"... (ce qui confirme ma théorie qu'il se prend bien pour un chien). Très classe et très romantique...

Bref, tous ces défauts m'ont carrément agacée !! D'autant plus que sans cela, cette romance était un coup de cœur, car elle est super belle, n'en doutez pas ! À la fois tendre, émouvante et sexy. Les émotions sont également bien présentes et nous prennent aux tripes. Donc vraiment dommage qu'il y ait autant de couacs.