samedi 19 août 2017

Take your chance de Kessilya

BMR, 21 juillet 2017 -eBook 322 pages



Ne jamais faire ce que le monde attend de nous. Rester en contact quoi qu’il arrive. Ne jamais, jamais, jamais, sortir avec un mec plus jeune que nous. Les règles que Zoé a établies avec sa meilleure amie sont claires, faciles à suivre. Décidée à profiter de la vie, elle a ajouté une bonne résolution à sa liste : trouver un homme qui lui fera oublier son douloureux passé amoureux et envisager un avenir dépourvu de drames. Mais c’est sans compter avec le retour d’Alec, son premier amour, celui qui l’a quittée sans explications six ans plus tôt. Quand il réapparaît subitement pour solliciter ses services de coach personnel, passé et présent se mélangent... et la vie semble offrir à Zoé une chance d’obtenir enfin les réponses aux questions qui la hantent. Saura-t-elle la saisir ? Et si l’incertitude était moins lourde à supporter que la vérité ?


Si l'intrigue posée dés le début du roman m'a beaucoup intéressée, j'ai très vite été déçue par le déroulement de l'histoire...

Zoé Devreaux est une jeune femme coach personnel spécialisée dans le domaine sportif qui œuvre activement dans la lutte contre la maladie d'Alzheimer dont son père est atteint. Elle s'en occupe seule depuis le décès de sa mère quelques années plus tôt, ce qui remplit bien ses journées en plus de son emploi. Cette vie un peu monotone lui évite cependant de trop repenser à son passé et notamment à son amour de jeunesse qu'elle n'a jamais oublié : Alec Nolan. De 3 ans son cadet, ils avaient tissé très jeune un fort lien d'amitié jusqu'à se laisser couler vers une relation amoureuse aux 16 ans de Alec. Cette relation, restée secrète à cause de leur différence d'âge, a beaucoup marqué Zoé bien qu'elle fut très rapidement écourtée par la brusque disparition de Alec de la vie de Zoé. Sans explication, le jeune homme a tout fait pour ne plus la revoir, au point de partir faire ses études  aux Etats-Unis.

La surprise de Zoé est donc grande lorsque sans prévenir, Alec revient dans leur ville française, fraîchement diplômé, et qu'il essaie de reprendre contact avec elle en allant jusqu'à faire appel à ses services professionnels. Seulement, Zoé, même si elle désire des explications quant à son départ et leur rupture, semble avoir peur des réponses que Alec pourrait lui apporter… De son côté, Alec est décidé à retrouver son amour d'antan et fait tout pour s'imposer à nouveau dans la vie de Zoé. Mais lui aussi cherche des réponses, concernant sa vie, son enfance, et ces dernières ne lui faciliteront pas sa tâche de reconquête d'amour perdu il y a 6 ans…

Au demeurant, l'histoire générale, les intrigues, les rebondissements me plaisaient beaucoup, malheureusement je me suis très vite ennuyée dans cette lecture : les résolutions des énigmes principales m'ont semblé grossières et trop faciles, la fin précipitée avec l'apparition de nouveaux personnages sans plus d'explication,  des incohérences et moultes questions posées tout au long de l'histoire qui restent sans réponse, comme abandonnées en cours de route.

Je suis d'autant plus déçue que la plume de Kessilya est agréable, les flashbacks bien menés, mais l'histoire en soi ne m'a pas procuré le plaisir et les émotions auxquelles je m'attendais.



Parce que deux avis valent mieux qu'un...


Cyndie ayant déjà fait le résumé du roman, je passe directement à mon ressenti.

Malheureusement, je n’ai pas été conquise par ce premier opus. 
Le personnage de Zoé ne m’a pas beaucoup touchée en dehors de son quotidien difficile. C’est d’ailleurs un point fort du texte car ce que j’ai préféré retrouvé ici, c’est le thème de la maladie. J’ai trouvé cet aspect très crédible et dans ces moments-là, je comprenais la détresse de Zoé, son attachement à son père et son envie de le garder auprès d’elle. A contrario, je suis restée complètement indifférente à sa relation amoureuse avec Alec. Trop de lourdeurs, de monologues intérieurs ont eu raison de moi que ce soit du côté de Zoé ou Alec (on a les deux points de vue) et je me suis très vite lassée de l’histoire, à tel point j’ai fini par survoler des pages pour connaître la fin sans abandonner.
Autre point négatif, la meilleure amie de Zoé qui est le cliché par excellence de la copine dévergondée qui pousse la prude à se lâcher. Je n’ai pas souri à une seule de ses piques portées sur le sexe que j’ai trouvées assez lourdes.
Ce qui m’a aussi déçue, c’est le tournant qu’a pris l’histoire quand on a essayé de nous faire croire à une relation devenue interdite (je n’en dirai pas davantage) alors que je ne suis pas tombée dans le panneau une seule seconde. 

Ensuite, concernant les origines d’Alec je me suis dit qu’on avait cherché la facilité. En fait c’est l’impression que j’ai ressenti en terminant le roman. Tout était finalement trop facile alors qu’on aurait pu sortir des sentiers battus, chercher des rebondissements plus originaux. La réponse apportée est trop facile puisqu’il s’agit de la mère d’un des personnages qui annonce une « évidence qui saute aux yeux » mais pas un seul des parents ne s’en était rendu compte, visiblement.
Quelques questions sans réponses, des incohérences (ou des éléments invraisemblables) : le père de Zoé est le coach d’Alec, ils sont dans la même ville mais ne se croisent pas durant deux ans… possible mais peu crédible vue la relation d’Alec et du père de Zoé, je pense notamment à l’arrivée d’Alec dans leur vie ; comme dit plus haut la ressemblance d’Alec et de son géniteur qui saute aux yeux d’une personne mais pas des autres etc
Ma lecture a donc fini par devenir pénible et j’en suis profondément désolée pour l’auteure car vraiment, elle possède une plume sublime que j’ai énormément appréciée. J’en conclus donc que ce roman n’était simplement pas fait pour moi car Kessilya a un talent certain de narration.
Sans doute suis-je trop exigeante, puisque je me lasse malheureusement du schéma classique de la New Romance. J’aime être surprise, pour moi l’histoire d’amour ne fait pas tout et la sauce ne prend que si des éléments plus percutants se mêlent à la romance.
Autre point que j’ai beaucoup apprécié : il n’y a qu’une ou deux scènes d’amour et si j’aime les passages érotiques, trop de sexe pour combler des pages dessert pour moi l’histoire. Ici, ce n’est pas du tout le cas, c’est très bien dosé et c’est agréable.
Malheureusement, en dépit de ces quelques points forts, les points faibles l’ont emportés sur moi au point que j’aurais abandonné le livre vers le milieu si cela n’avait pas été un service presse. Je n’ai pas réussi à apprécier ma lecture. 

2.5/5