lundi 21 mai 2018

Boys band killeuses de Goldy Moldavsky

La Martinière J. Fiction, 8 mars 2018 - Grand Format 336 pages
Disponible en eBook


En réservant une chambre dans le même hôtel que les Ruperts, elles espéraient seulement se rapprocher de leurs chanteurs préférés. Peut-être même leur parler... Elles n'avaient pas projeté d'enlever l'un d'entre eux. Surtout pas le moins sexy des quatre...
Pourtant, il était là, attaché à une chaise, à leur merci. Elles avaient la clé de sa suite... Son téléphone... Ses secrets... Le rêve absolu de toute fan !
Et si, pour une fois, elles cessaient d'être de gentilles filles bien sages ?

Imaginez quatre adolescentes fans d'un groupe de boys band. 
Pas les fans de base, mais LES fans. Les vraies ! Elles ne vivent que pour les Ruperts, ce groupe issu de la télé-réalité. 
Afin d'être sûres de rencontrer leurs idoles, elles ont été jusqu'à réserver dans l'hôtel où ils séjournent. Malheureusement pour elles, c'est là que tout va déraper. 
Une circonstance inopinée va faire qu'elles vont accidentellement séquestrer l'un des membres du groupe. Le plus moche, en plus. C'est dire que ce n'était pas prémédité ! Puis, une action en entraînant une autre, elles vont très vite être dépassées par les événements. Dépassées ? Oui, mais ce n'est pas une raison pour ne pas en profiter...

Ce livre est un peu un WTF géant. Je pense que les trois quarts du récit, j'avais les yeux exorbités tant les réactions et agissements de ces filles sont flippants. Ce n'est pas qu'elles frisent l'obsessionnel, elles sont obsessionnelles ! Et même si la plume de l'auteur reste bien souvent légère, elles m'ont fait froid dans le dos. 

Jusqu'au dénouement final, on ne sait pas où l'auteur va nous embarquer. Impossible d’échafauder des théories, car l'histoire est vraiment trop barrée. De ce fait, elle est aussi irréaliste, pourtant elle ne perd pas en crédibilité. On est vite pris dans le scénario qui, je dois dire, est bien pensé. 

Autre point déstabilisant : nous avons les noms des copines (Pomme, Isabel et Erin.) Manque celui de la narratrice ! Pas une seule fois son nom n'est cité. Nous sommes dans sa tête, nous connaissons ses passions (Ruperts), Son obsession (Ruppert K), mais pas son identité. Avouez, c'est troublant ?

En bref ? Une lecture qui sort des sentiers battus et qui nous rend facilement accros.