lundi 16 juillet 2018

Big bones de Laura Dockrill

Collection R, 12 avril 2018 - Grand Format 496 pages
Disponible en eBook

Je ne suis pas grosse, j'ai juste de gros os !
Salut, moi, c'est Bluebelle, alias BB, alias Big Bones, rapport à mes " gros os ". J'ai seize ans, je suis une gourmande, et je ne m'en cache pas. En même temps, ce serait un peu difficile à dissimuler, vu mes rondeurs...
Seul souci, après une crise d'asthme, maman m'a emmenée chez un médecin qui m'a OBLIGÉE à tenir un journal de ce que je mange.
Sauf que moi, je m'aime comme je suis, et je n'ai aucune envie de guérir puisque je ne suis pas malade !
Bourré d'humour et d'amour, Big Bones est un délicieux pied-de-nez à la grossophobie.
À consommer sans modération !

 Je ne sais pas trop quoi penser de ce roman. À vrai dire, je suis partagée. D'un côté, j'ai adoré et de l'autre pas du tout. 

Par une narration à la première personne, nous suivons les pérégrinations de Bluebelle Green (dit BB), une ado de 16 ans. Suite à une énième crise d'asthme, l'infirmière en charge de son dossier l'oblige à tenir un journal de ce qu'elle mange. Le but ultime étant qu'elle se reprenne en main, réagisse et fasse un régime. Même sa mère s'y met en la forçant à s'inscrire à la gym. Bref, ils veulent tous qu'elle perde du poids. Sauf que pour BB, son surpoids n'est pas un souci. Elle est grosse, oui. Et elle l'assume. Elle s'aime comme ça. Et par-dessus tout : elle aime la nourriture. 

Ce que j'ai adoré : Bluebelle. C'est un personnage lumineux, solaire. BB est pétillante, elle possède un sarcasme savoureux et être dans sa tête est vraiment agréable. Pas d'auto-apitoiement, elle croque la vie à pleines dents. Et tant pis si ça déplaît aux autres. J'aime aussi le fait que pour une fois, l'héroïne n'aie pas de complexe et s'accepte telle qu'elle est. Avec ses bourrelets et ses vergetures. Car oui, on peut être gros ET heureux. 
De plus, c'est un roman optimiste qui fait du bien au moral. 

Ce que j'ai beaucoup moins aimé : Cela parle en long, en large et en travers de la bouffe. J'étais à la limite de la nausée, tant j'ai "mangé" avec l'héroïne. En dehors du fait que c'est rébarbatif, ennuyeux et vraiment soûlant, c'est aussi réducteur. Gros ne veut pas forcément dire gros mangeur. On peut être obèse sans s'empiffrer du matin au soir. Ici BB a un amour inconditionnel pour la nourriture, du coup, elle en parle SANS ARRÊT. Et c'est trop. Dommage de limiter l'obésité à un abus de malbouffe. 

En bref ? Une lecture mitigée. L'héroïne vaut le détour, pour le reste, je suis plus sur la réserve.