jeudi 10 avril 2014

Sainte Marie des Ombres, Tome 1 : La Brûlure de la nuit de Sophie Dabat






« Les Dévorantes. C’est comme ça que je les ai appelées. Elles ont failli nous avoir, Cullan et moi. À nous deux, le monde entier peut aller se faire foutre, on est de taille à l’affronter. »
Depuis plus de vingt ans, les Ombres hantent le monde et dévorent tout être vivant à leur portée. Hormis une petite fille, personne n’a jamais survécu à leur poison. Mais la fillette miraculée est devenue un rat de laboratoire, avant de disparaître dans la nature.
Lily Turner est désormais une femme presque comme les autres. Tatoueuse, elle partage sa vie entre son compagnon, sa meilleure amie et son chien, rescapé des Ombres comme elle. Nul ne sait qu’elle était autrefois surnommée Sainte Marie des Ombres. Mais une vague de meurtres risque fort de remettre cet équilibre en jeu, et forcer Lily à faire des choix difficiles, tant pour se protéger que pour sauver ceux qu’elle aime...

Tout d'abord, je tiens à remercier Sophie pour m'avoir permis de découvrir cette petite merveille !
Nous faisons connaissance de Lily (Marie) une rescapée des Ombres, on devrait plutôt dire une miraculée vu l'état dans lequel se retrouve la plupart de leurs victimes (Beurk,beurk,beurk) et ce "miracle" fait d'elle et de Cullan, son lévrier irlandais, des survivants (à  propos de Cullan, si, comme moi, vous ne savez pas à quoi ressemble un lévrier irlandais, faites une petite recherche sur le net et là, vous comprendrez mieux pourquoi Cullan peut être très, très impressionnant)
Lily mène une vie tranquille, si on exclut du tableau ces satanées dévorantes, qui, une fois la nuit venue, n'ont qu'un seul but, vous dévorer et votre seul protection, c'est la lumière !
Entre son salon de tatouages, son petit copain Thomas et sa mère adoptive Anne, Lily n'a vraiment pas le temps de s'ennuyer  mais, car il y a un mais, une série de meurtres vient perturber cette tranquillité et voici notre Lily lancée sur les traces des tueurs.
Lily est une héroïne comme je les aime, forte, indépendante, un peu casse-cou, qui n'hésite pas à se mettre en danger pour protéger ses proches et les dangers ne manquent pas !
Si je devais la comparer à d'autres héroïnes, je la mettrai, sans hésiter, au même niveau que Rebecca Kean, Mercy Thompson (Hé oui, à ce point là) mais, ici, pas questions de vampires ou de loups-garous, l'ennemi est plus sournois et impossible à éliminer. 
J'ai eu un sacré coup de coeur pour ce roman, il y a de tout : de l'action, de l'amour (de belles scènes, pas trop hot, comme je les aime),de la tension (d'ailleurs la mienne est montée un fameux coup !!) et de l'humour. (je vous note plus loin, deux courts extraits) 
Tout ça, écrit d'une façon qui nous tient en haleine du début à la fin.
Vous ai-je déjà dit que c'était un vrai coup de coeur ?  Heu... oui, je crois bien... !!


Même à angle droit, je vois qu’elle a passé une sale nuit, elle aussi. Ses yeux sont plus éclatés que ceux d’un hibou face à un stroboscope, elle a des valises jusqu’au menton et ses cheveux sont gras, collés en mèches ébouriffées façon mikados...


Je me frotte les poignets pour stimuler ma circulation sanguine et jette un coup d’œil contrarié en direction d’Anne. Sauf que mon regard croise d’abord celui de mon reflet, dans le grand miroir de sa chambre. Oups. Je comprends mieux sa question. Si je trouvais qu’elle avait l’air d’une déterrée pas fraîche, moi, je suis carrément miss Zombie 2066. Et encore, un zombi qui serait mort d’une gastro. J’ai perdu au moins trois kilos que je ne me savais pas avoir, j’ai le teint verdâtre, les lèvres exsangues et je suis marbrée de cicatrices roses et luisantes. Ouille. Ça fait longtemps que je ne m’étais pas vue dans cet état. Très exactement dix-neuf ans, depuis la dernière fois que des scientifiques m’ont soumise aux Dévorantes une nuit entière. Je n’étais pas aussi maigre, à l’époque, mais c’est l’effet de la guérison accélérée, mon métabolisme récupère de l’énergie où il peut, et ce n’est pas comme si j’avais d’énormes réserves de graisse.   
— T’inquiète, ma poule, c’est normal.      
— Normal que tu te sois remise aussi vite de blessures qui auraient tué n’importe qui d’autre, ou normal que tu ressembles à un cadavre de l’année dernière, en pire pour l’odeur 

 
                                            (Sans hésiter!! et je mettrais même un 6/5 )