jeudi 22 février 2018

À la poursuite du soleil de Karina Halle

A la poursuite du soleil par [Halle, Karina]
Hugo Roman,18 janvier 2018 - Grand Format 360 pages 
Disponible en eBook


Après un voyage de six mois à travers le monde, Amber, qui n'a plus de quoi se payer un billet retour vers la Californie, fait une halte à Positano, puis à Capri sur la côte Almafitaine, où elle va croiser la route d'un bad boy, en mode Latin lover. 
Il est temps pour Amber MacLean - 24 ans - de prendre les bonnes décisions. Après six mois de voyage- sac à dos à travers la Nouvelle Zélande, l'Australie et l'Asie du Sud-Est, la voici en Méditerranée, fauchée, sans même avoir de quoi payer un billet retour pour la Californie. Il y a pire dans la vie que de se retrouver coincé en Italie du sud, au bord d'un littoral magnifique. Malheureusement, le seul travail qu'Amber trouve consiste à enseigner l'anglais à deux morveux. 
Et ce qui ne lui facilite pas la tâche, c'est que les deux enfants sont sous la garde de leur ténébreux grand frère, l'ancien pilote de moto Desiderio Larosa. Sexy et mystérieux, Derio ne cesse de tester la patience d'Amber - sans parler de ses hormones. 
Une fois devenue nounou à plein temps dans la vieille villa, la jeune fille se sent de plus en plus attirée par ce solitaire énigmatique. La voilà bientôt tiraillée entre une vie tranquille et sécurisante aux Etats-Unis et les mystères du coeur si secret de Derio. 
Sous le soleil de Capri, la passion va crescendo. Mais Amber parviendra-t-elle à percer le mystère de Derio, son ténébreux italien ?

Autant j'ai adoré la série des frères McGregor de Karina Halle, autant je suis plus dubitative sur celle-ci. Après avoir très moyennement aimé Entre ciel et mer, je reviens une nouvelle fois avec un avis mitigé. 
Pourtant, globalement, À la poursuite du soleil est plus entraînant. J'ai plus apprécié cette romance que la précédente. Même si là encore il y a pas mal de choses qui pèchent. 

Dans ce nouvel opus, nous quittons La Nouvelle Zélande pour les côtés italiennes. Notamment la petite île de Capri. 
Amber, la narratrice unique de ce récit, est une jeune américaine qui effectue un road trip en Europe. Après avoir visité la France, l'Allemagne et d'autres pays, la voilà en Italie. Sauf que l'Italie signe aussi la fin de son périple. Amber n'a plus d'argent. Pas même pour payer son billet retour. 
Contrainte de trouver un travail au plus vite, elle accepte un poste de nounou à Capri. Elle devra enseigner l'anglais à des jumeaux de sept ans : Annabella et Alfonso. Des enfants précoces, perturbés et turbulents. Depuis le décès de leurs parents, c'est leur frère aîné, Desidero Larosa (29 ans) qui en a la garde. 
Ancien pilote de course de motos, Derio s'est totalement renfermé sur lui-même. Il ne sort jamais de chez lui. Ne parle pas et ne supporte pas la compagnie. 
Amber devra non seulement maîtriser les jumeaux mais apprivoiser ce cœur brisé et solitaire. 

L'idée de départ m'a vraiment plu, ce qui fait que j'ai bien accroché au roman - du moins dans un premier temps. Malheureusement, au fil des pages, j'ai décroché petit à petit. Karina Halle ne m'a pas envoyée du rêve, snif. 
Derio n'a rien du latino chaud comme la braise. C'est un grand cliché. Rien que vestimentairement, l'auteure m'a perdue : le petit foulard en soie, et pire encore, le slip en guise de sous-vêtement et maillot de bain, c'est mort ! (ça devrait être interdit par la loi !) Bien évidemment, ceci n'est qu'un détail... mais rajoutez à cela, un caractère qui manque de charisme et cela devient déjà plus problématique. 
Le personnage d'Amber, quant à lui, m'a bien plu. Elle est sympathique, même si elle manque parfois de relief.

La romance démarre sur des chapeaux de roues. J'ai adoré la premier moitié du récit... et pas du tout aimé l'autre moitié ! Je n'ai pas trop compris comment Amber et Derio deviennent un couple. Une page, ils ne se parlent pas, et l'autre, ils s'aiment. La transition est brusque et mal menée. Du coup, ça a perturbé le reste de ma lecture.

En bref ? Une romance en demi-teinte. Une première partie très addictive et sympa et une fin de récit expédiée et pas assez développée pour nous tirer des émotions.

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