samedi 24 juin 2017

Générations T3, Alone de Scott Sigler

Lumen éditions, 8 juin 2017 - Grand Format 605 pages

« Aujourd’hui, nous ne sommes ni des Albonden, ni des hommes. Nous sommes le peuple d’Omeyocan et nous nous battrons ensemble jusqu’au bout. »
Depuis près d’un an, Em et les siens œuvrent main dans la main avec leurs anciens ennemis, les Albonden, pour faire d’Omeyocan un monde meilleur, le leur. Mais la tâche est loin d’être de tout repos et les menaces qui planent sur eux s’accumulent. À commencer par ces trois immenses appareils qui se rapprochent dangereusement de leurs terres et semblent nourrir des intentions bien peu pacifiques à leur encontre…
Sur le pied de guerre, Em et ses camarades scrutent le ciel, prêts à défendre leur territoire, mais le danger pourrait tout aussi bien venir des profondeurs… Réfugiés dans d’anciens tunnels, certains rebelles passent à l’attaque, bien décidés à mettre fin à l’alliance passée entre leurs compatriotes et les hommes.
Alors que les siens sont cernés de toutes parts et que les périls se multiplient, la jeune chef s’interroge. Pourquoi tant de peuples différents font-ils route vers Omeyocan ? La réponse à cette question pourrait bien leur être vitale, d’autant qu’une étrange épidémie de violence se répand et commence à créer des tensions au sein même de la population.
Et si Aramovski, l’ancien rival d’Em, avait raison ? Et si le Dieu du Sang existait vraiment… Oubliez toutes vos certitudes ! Scott Sigler conclut sa trilogie sans nous laisser aucun répit et nous emmène, entre ciel et terre, à la recherche de la dernière pièce manquante du puzzle.

Alone est le dernier volet de la trilogie Générations. Il finit en apothéose une série incroyable, qui m'a transportée dans un univers sensationnel durant ces trois tomes. 

Dans cet ultime tome, la tension est à son comble. Le danger est omniprésent et vient de toutes parts. 
Après avoir instauré une trêve précaire entre les Sauterels et son peuple, Em s'apprête à vivre les moments plus douloureux de sa jeune vie. Elle qui pensait que le plus dur était derrière elle, va devoir se battre sur plusieurs fronts : 
Tout d'abord les Querelleurs, des rebelles Sauterels qui refusent de s'allier, accentuent leurs attaques et deviennent une source de problèmes récurrente. 
Puis, les trois vaisseaux en approche de leur planète n'augurent rien de bon. Deux d'entre eux seront en orbite d'ici quelques jours, ce qui leur laisse peu de temps pour se préparer à une éventuelle attaque. De plus, ils ne savent rien concernant ces nouveaux envahisseurs... quelles sont les ressources et les capacités de ces aliens ?
Et dernière chose qui trouble la communauté, ce sont ces accès de rages incontrôlables qui touchent l'ensemble des habitants de la cité. Telle une virulente épidémie, cette violence se propage à vitesse folle. 
Est-ce dû à un surmenage ? Une excitation mal contrôlée ? Ou, comme le suggèrent certains, le Dieu du Sang qui s’immisce dans les esprits ? 

Avec tout ça, il est bien évident que nous n'avons pas une minute de répit. Ce tome, c'est 603 pages d'actions et de rebondissements ! Elles nous entraînent dans une spirale infernale, où la tension monte crescendo. C'est au bord de l'apoplexie que nous refermons ce roman, le palpitant affolé d'avoir été si malmené au cours de ces heures de lecture. 

C'est une nouvelle fois un gros coup de cœur. Peut-être pas orgasmique cette fois-ci, mais tout de même spectaculaire. 
La raison qui fait que ma note "baisse" un peu par rapport au précédent volet se tient à un détail : mon esprit étroit. Je n'ai malheureusement pas l'imagination débordante de l'auteur et du coup je n'ai pas réussi à visualiser certains passages, trop hallucinants pour mon petit cerveau. Ces moments de déconnexion, bien que brefs, m'ont déconcentrée et éjectée plusieurs fois de façon assez brutale du récit. Quand tu es tellement immergé dans une histoire, ce retour involontaire à la réalité peut sembler terriblement abrupt et cela m'a un peu chagrinée. Ce monde est tellement extraordinaire que l'on n'a pas envie de le quitter, ne serait-ce que pour quelques instants. 

En bref ? La trilogie Générations nous plonge dans un univers époustouflant ! Et ce dernier opus, dans la lignée des précédents, atteint son paroxysme par un enchaînement adroit de rebondissements saisissants et de twists inimaginables, qui font de cette lecture un véritable page turner. 





Cliquez sur l'image pour accéder aux chroniques précédentes :