jeudi 24 mai 2018

Les écorchés T4, Révolté de Tillie Cole

Milady, 23 mai 2018 - Grand Format 478 pages
Disponible en eBook


152 a été enlevée par les Arziani, une famille mafieuse de Géorgie, alors qu’elle n’était encore qu’une enfant. Elle a été dressée pour devenir une mona –  une esclave sexuelle destinée à servir le maître des Fosses de Sang. Belle et douce, elle rend fou de désir le maître qui, pour s’amuser, la donne à son plus grand et plus effrayant champion des combats à mort… mais elle comprend très vite qu’un physique menaçant peut cacher un grand cœur. Toutefois, l’amour peut-il naître dans les profondeurs d’un tel enfer  ?

Ce dernier volet de la série Les écorchés est sur la sœur de 194 (alias Valentin), connue sous le nom de 152. Enlevée en même temps que son jumeau pendant l'enfance, sa vie n'a été que souffrance. Et l'est toujours, puisqu'à la différence de son frère, elle est encore captive d'un enfer inimaginable. Esclave sexuelle, battue et droguée dans le simple but de distraire les hommes : voilà son quotidien. 
Mais depuis quelques jours sa condition vient de changer : Arziani, le maître des Fosses de Sang, a flashé sur elle et en a fait sa grande mona. Sa pute particulière. Ce statut n'est pas mieux qu'avant puis qu'Arziani est un être démoniaque et cruel. 
D'ailleurs, pour s'assurer la soumission de son champion en titre, il ne va pas hésiter à l'utiliser. La jetant en pâture à cette bête sauvage, au regard froid et implacable. Pourtant, 901 (c'est son matricule), ce combattant à la force létale s'avère différent de tout ce qu'elle avait pu imaginer. 
Dans ce lieu souillé de sang, de morts et de douleurs, une étincelle d'espoir va naître... 

Comme les précédents opus : J'ai adoré ! 

Et comme les précédents opus, les mêmes défauts m'ont chiffonnée. Comme cette histoire de drogue - oui encore ! J'en reparle, car c'est vraiment pour moi le truc qui me dérange le plus. Tout est réaliste, crédible... sauf ça ! Du coup, ça perd (légèrement) de son charme. 
Il y a aussi le fait que l'auteur est pris le parti de narrer cette histoire à la première personne. Non que ce choix ne soit pas judicieux - je pense que ça apporte un grand plus au niveau des émotions - cependant là où ça gagne en profondeur, ça en perd en cohérence. Bien sûr, je chipote. Mais quand je lis que le héros ne sait pas ce que signifie le mot "amoureux", je trouve cela logique. Il a grandi enfermé, isolé de tout et sans éducation. Sauf que, du coup, il ne devrait pas non plus pouvoir employer des mots tels que "obnubilé" "hébété"... pour ne citer qu'eux. Le vocabulaire n'est pas forcément adapté au passé des héros et à leur condition. Ils sont peu instruits, donc le récit narré à la première personne devrait logiquement être pauvre, puisqu'il est le reflet de leurs pensées. Ce n'est pas le cas. Et tant mieux ! (Parce que sinon à lire, ce serait vraiment pénible). Oui, je suis contradictoire, mais c'était juste pour dire. Ce n'est pas un roman qu'il faut analyser en fait. On doit le lire tel quel et se laisser porter par les émotions qu'il dégage. Et là, on plonge dans un maelstrom de sentiments, plus intenses les uns que les autres. Alors c'est ce que j'ai fait. Faisant fi de ces petits couacs, j'ai savouré cette histoire ! 

L'intrigue nous tient en haleine, le suspense monte crescendo et c'est le cœur complètement chaviré que j'ai fini le roman. Surtout que l'épilogue est absolument craquant ! 

En bref ? Une série émotionnellement éprouvante ! 



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